célibat

Sing me a rainbow [Steal me a dream]

Je ne sais pas encore vraiment pourquoi, mais j’ai replongé dans l’abysse colossal du online dating.  Probablement parce que 3 choses que je considérais jusqu’ici comme impossibles se sont concrétisées dans la dernière année.  J’ai une première copine qui a rencontré l’homme de sa vie dans un Musée.  Une deuxième qui l’a trouvé dans un 5@7 (où je l’avais moi-même traînée de force!) et une troisième qui vit une grande passion amoureuse suite à une rencontre online.  Dieu sait que j’ai pas mal épuisé les deux premières options.  Alors reste la troisième (ou bien à l’impossible nul n’est tenu?).

Vaste, riche et trop souvent surprenante expérience sociologique qui en devient tristement banale.  Dans le pire des cas, tu jases à un gars qui sort de prison (check).  Dans le deuxième pire des cas,  le gars t’avoue lors de la première date qu’il trippe à passer deux semaines dans le bois sans se laver.  Et enchaîne en te demandant si tu aimerais aller faire du camping pendant tes vacances.  Malaise…  Dans le meilleur des cas, tu finis quand même par jeter le paquet de cigarettes qu’il a oublié chez toi.  C’est malsain comme fouiner dans un apple store.  Tu sais que si t’attends encore un peu, y’a mieux qui s’en vient, avec un ou deux bug de moins, une dizaine d’applications cool de plus (fin de la métaphore geek facile)…  Tu prends pas de chances, t’espères encore le deal du siècle.  Tu oublies la notion du risque et de l’investissement.  Mais t’en fait pas, lui aussi il l’a oublié.

Y’a toutes ces rencontres, tous ces noms, vrais et fictifs qui se mélangent un peu dans ta tête.   Toutes ces conversations qui se ressemblent un peu, que tu commences sans vraiment finir, qui s’enfilent sans jamais aller nulle part.  Puis, y’en a une particulièrement l’fun qui te reviens en tête, par bribes.  Ça parlait d’études au département de cinéma de l’UdeM…  Ça parlait de musique, d’art, de photographie, du temps et des technologies qui passent.  Des jobs qu’on a eues…  C’était plein d’humour, c’était facile, c’était relaxe.  Y’avait pas de pression.  C’était juste naturel comme deux personnes qui partagent les mêmes goûts, qui connectent d’une certaine façon.  Comme un début d’amitié.  Je fais défiler la liste de contacts, je repense à mes dernières dates.  Je ne retrouve pas.  Mais bordel, avec qui je peux bien avoir eu cette conversation là????

Deux jours plus tard, l’illumination.  FUCK

C’était pas une date, c’était avec mon nouveau coiffeur…  and I’m now a proud fag hag wannabe…

About a girl

Au début de l’automne, je suis entrée dans une zone de turbulences.   J’me suis un peu étourdie, j’ai couru, j’me suis essoufflée et finalement, un peu perdue aussi.  On m’a tendu des nouvelles perches.  J’en ai échappé quelques unes.  J’ai tiré la courte paille.  J’ai eu les coups de cœurs, les coups de chaleur, les coups de fouet et surtout, les coups de vent.  Des personnes importantes ont quitté ma vie.  Mais plusieurs autres affinités sont nées.

Quelque part vers la fin de l’ouragan, j’ai reçu un courriel d’une lectrice, drôle et allumée.  Plusieurs points en commun, histoire semblable, contexte différent.  En gros ça disait :   Tu sais quoi?  J’pense qu’on pourrait être amies! Après deux ans et demi de blog, de rencontres passionnées passionnantes, plein de découvertes sur les autres, mais surtout sur moi-même, je perdais un peu mes repères habituels.  C’était la première fois qu’une femme voulait me rencontrer.  Elle a fait ça dans les règles de l’art.  On a échangé quelques courriels, puis, elle m’a envoyé sa photo.  Bon, j’étais pas encore sûre si elle me cruisait ou pas, mais au moins, elle était fucking cute! Aller prendre un verre?  pourquoi pas!  Best blind date ever.  Même ma tête de lendemain de veille me faisait bien!  Ses histoires sont encore plus folles que les miennes, ça me change.  Je la regarde aller et j’apprends.  Elle dit les choses que je pense.  Même avec mille attaches plus lourdes que les miennes, elle a une facilité et un mouvement, une énergie que j’envie.

Samedi soir dernier, elle m’a tiré d’un demi-sommeil.  On va danser! t’es game? Et on a dansé, en se foutant du reste.  Ça nous donnait une odeur de miel (et y’avait pas que des mouches qui tournaient autour), mais on avait pas la tête à ça.  Ou si peu.  Merci, vraiment (du fond du coeur!), mais non merci.  Juste danser.  C’est tout.  Et c’est peut-être ça la vraie liberté.  L’amitié.

Hey, my heart’s on the line [for your hands to pluck up]

Sur Prince-Arthur, près de la Main, à 9h ce matin…

Les gens regardent le ciel, prennent des photos comme la mienne et s’échangent des sourires larges comme ça.  La journée sera magnifique, parce que pour une fois, ça ne peut pas être autrement.

J’ai coupé mes cheveux.  Ça fait un siècle que je ne me suis pas sentie bien comme ça.  Je n’ai plus envie de te plaire.  Whoever you are.  Un jour, j’aimerai.  Ça sera le début et non la fin.  Je ne sais pas quand.  Je ne sais pas qui.  Je ne sais pas grand-chose.

Mais je sais que ça ne sera pas un homme qui ronfle pendant le film au cinéma…  on a first date.

My moon, my man [The song's out of key again ]

On ne devrait jamais planifier une première date, un soir de pleine lune, avec un gars qui a le même prénom que l’ex.

On ne devrait jamais se fier aux apparences.  Même quand on juge qu’on n’a pas d’lair d’être ce genre de fille là pantoute, ça se pourrait qu’un gars décide, tout à fait out of the blue, de nous surnommer affectueusement "tweety" et cela, après seulement 5 minutes de conversation.

On ne devrait jamais devenir trop rapidement l’amante d’un gars qui revient d’un voyage en Asie, la tête encore pleine de fantasmes sur les jolies petites taiwanaises.

On ne devrait jamais faire une blague à un gars qui a choisi RogerGingras comme user name sur un site de rencontre.  Même s’il est beau comme un cœur et s’il a moins de 30 ans, des fois, ça se pourrait que ça soit son vrai nom.

On devrait toujours montrer un flash mob à un gars avant de le dater, s’il est pas ému le moindrement, ça vaut pas la peine, son cœur est déjà mort.

On ne devrait jamais avoir à expliquer à un gars pourquoi il ne peut pas espérer nous ramener chez lui s’il refuse de nous dire son nom de famille.

On devrait toujours se méfier d’un gars qui a plus de 600 amis facebook, surtout s’il est maintenant ami avec 15 nouvelles filles dans les événements récents dont trois juste après nous, même s’il nous a ajouté il y a moins de deux minutes et qu’il continue à nous jaser msn intensivement pendant tout ce temps là. Great at multi-tasking isn’t always convenient.

On ne devrait jamais se gêner pour faire du ménage dans nos amis facebook.

On ne devrait jamais lâcher un soupir de soulagement quand RogerGingras finit par dire que ce n’est pas vrai nom.  Ça se pourrait qu’il ajoute dans la phrase suivante qu’il vient tout juste de reprendre avec sa copine, qu’il ne croit pas aux rencontres sur le net, mais qu’il aimerait bien continuer à jaser avec nous…

On devrait toujours vérifier si c’est pas écrit fucking back-up plan, click here for great savings! quelque part sur notre photo.  Avec une loupe.

On ne devrait jamais répondre à la porte un dimanche matin en tenue indécente.  Ça pourrait être un voisin qui veut emprunter du sucre.  Ça pourrait aussi être un témoin de Jéhovah.  Mais ça pourrait surtout être un amant qui a quitté un peu tôt (ou un peu tard, c’est selon) la veille et qui vient avouer candidement sa confusion d’apprendre que la jolie taiwanaise qu’il a rencontré deux jours avant la fin de son périple (et avec qui il ne s’est rien passé là-bas, mais qu’il gardait dans son msn même s’il pensait très honnêtement ne jamais la revoir de sa vie) a acheté un billet d’avion et débarque dans son minuscule 3 ½ avec juste un lit la semaine prochaine.

On ne devrait jamais s’étonner du fait que je ne suis pas une morning kind of gal

On ne devrait jamais considérer le online dating comme autre chose qu’un crash course sur la nature bêtise humaine.

A box full of suggestions [for your possible heart]

Je m’en vais à la Grande Bibliothèque, je te ramène quel livre?

Ma réponse lui a plu.  Il a proposé un premier rendez-vous devant la porte principale, coin Maisonneuve et Berri, 22h30.

Je suis arrivée presque à l’heure.  Je dois bien être la dernière fille qui sait faire ça, arriver presque à l’heure à ses rendez-vous.  Remarquez, ce n’est pas un talent qui sert à grand chose.  Je m’avance donc vers le banc en jetant un coup d’œil aux deux occupants.  Il y en a un qui pourrait fitter la description, mais j’ai un doute.  Il avait dit une chemise, mais le gars porte une veste.  Il fait quand même un peu froid, il a peut-être changé d’idée.  Les couleurs concordent.  Je passe près de lui, nos regards se croisent, il me sourit, mais ne retire pas ses écouteurs.  C’est pas lui, je passe mon chemin.  Je m’assois à quelques places de distance.  22h38 On échange un regard, un sourire, de temps en temps.  22h40 Il est vraiment mignon, mais je sais que c’est pas ma date.  Oups, un autre sourire.  Il a retiré ses écouteurs.  22h42 Prochain sourire, je fonce.  C’est tellement pas mon genre de faire ça, qu’est-ce qui me prend?

22h42 et ⅞ sec.  C’est à croire qu’il m’a entendu, j’ai eu droit au sourire qui tue.  Ok, je prends mon courage à deux mains et je décide de faire l’innocente (ça me va plutôt bien).  Je lui ai demandé de ma petite voix timide, si c’était avec lui que j’avais rendez-vous.  Alors comme ça t’as un rendez-vous ce soir?  J’en suis vraiment malheureux, mais c’est pas avec moi… Puis, sans même que je puisse avoir le temps de me défiler ou de penser à mes joues probablement trop rouges, il a enchaîné les questions une après l’autre et on a discuté quelques minutes, jusqu’à ce qu’une fille se pointe.  Petit moment de malaise alors que la fille, visiblement peu fière que je sois là, me regarde de travers pendant qu’il insiste pour avoir ma réponse à sa dernière question.  C’est moi ou il aurait aimé qu’elle soit plus en retard que ça?

*****

22h54 Ok, encore une minute et je me tire.  Y’a toujours bien des limites.  J’allais me lever quand j’entends une voix qui m’interpelle :

—    Excuse-moi! Est-ce que tu es espagnole?
—    Non, pas du tout.
—    Ah! Tu me rappelles les belles femmes de mon pays
—    [Sourire poli, mauvais feeling]
—    Mais t’es pas québécoise hein?
—    Oui, absolument
—    Non, j’aurais jamais cru ça.  Mais qu’est-ce que tu fais toute seule, tu attends quelqu’un?
—    Oui, c’est ça…
—    Moi, je ferais jamais attendre une femme comme toi…
—    [yeah, right!] …
—    J’ai un grand condo sur Sherbrooke, y’a un party en ce moment, tout ce qui faut pour faire la fête pendant des jours et des nuits, des filles à poil qui m’attendent et moi, plutôt que d’aller là bas les rejoindre, quand je t’ai vu j’étais de l’autre côté de la rue et je me suis dit, faut absolument que j’aille parler à cette femme là, moi tu vois, je te ferais jamais attendre comme ça, avec moi, tu serais une princesse, une reine.  Je laisse tout tomber pour toi, la fête, les filles à poil, tout!  Tu viens je t’offres un verre? Je t’offres tout ce que tu veux, des rubis, des diamants…  Tu viens?
—    [OMFG!!!!, je dois vraiment avoir l’air d’une innocente et je suis plus aussi sûre que ça me va si bien que ça…] euh… non merci.
—    Non???
—    Non.

Il s’est mis à marcher de long en large devant moi en gesticulant… freaky.

—    Tu vois, moi je suis comme ça, je sens les choses, alors je les dis, ton refus, ton dédain, il me touche pas, j’ai mon égo tu sais, ça me fait rien, j’ai dit ce que j’avais à te dire, ce que j’ai ressenti quand je t’ai vu…
—    [Alors si ça te fait rien, j’aimerais vraiment que t’enlèves les kalachnikov de tes yeux, je serais beaucoup plus à l’aise pour respirer] …

*****

Et c’est là que j’ai vu l’homme de mon rendez-vous.  Je n’ai jamais eu autant envie de me jeter au cou d’un homme de 6’2" qui venait de me faire attendre plus de 30 minutes (retenez l’astuce, ça peut toujours servir).

Le bonheur a été de courte durée.  Imaginez la prétention faite homme, donnez lui une bonne dose de condescendance et coiffez le tout de la citoyenneté française.  En désespoir de cause, j’ai repris mon air vaguement innocent, question de ne pas trop le déranger pendant qu’il s’écoutait parler.  J’ai bu mon vin tranquillement, alors qu’il monologuait sur sa vie de français au Québec.  Puis, on a parlé un peu de musique.   Parce qu’il était musicien.  N’y tenant plus, je lui ai quand même  demandé s’il jouait du jazz.  Il m’a demandé comment j’avais fait pour deviner.

He’s just perfect [for another girl]

Ou les joies du online.
strike 1
Il est amateur de sport extrême.
Je confie que le seul sport extrême que je pratique, c’est la marche.
Il hésite, il affirme qu’il n’est pas si sportif que ça.
Je regarde ses 10 photos de profil facebook : 1 en alpiniste, 3 en marathonien, 2 en ski, 2 en plongée, 1 en parachute et 1 au volley-ball de plage.
Son idée d’une first date (ou le naturel qui revient au galop) : m’emmener faire du vélo sur le mont Royal.
Ah, j’ai pas de vélo?  Pas grave on peut toujours aller faire du roller? 
Non???
a) Il sait pas lire
b) Il s’est trompé de fille
c) Il s’est jamais fait dire non
d) Toutes ces réponses

strike 2
Il est plutôt intello.
Il parle beaucoup.
Ça facilite la conversation.
À moins que… ça ressemble pas plutôt à un monologue?
Il adooooore le jazz.
J’avoue candidement que c’est bien le seul type de musique que je ne supporte absolument pas.
Son idée d’une first date : m’emmener prendre un verre… dans une boîte de jazz!!!
Ok, est-ce qu’il écoute quand je parle?
a)  Si lui aime ça, tout le monde intelligent doit aimer ça
b)  Il sait ce qui est bon pour moi
c)  Il n’écoute pas, il attend pour parler
d)  Quand il jouit, il crie son propre nom

strike 3 *fausse balle?*
On a trop de points en commun.
On dirait vraiment du sur mesure (jackpot!)
***Il me répète souvent qu’il est un homme très galant et que c’est une qualité importante à ses yeux***
Un soir, sans que je l’aie demandé (pffff, j’oserais jamais!), il me donne son numéro de cell.
Fair trade, je lui donne le mien.
Il offre de m’appeler dès le lendemain pour qu’on aille prendre un verre.
Je suis d’accord.
Quelques heures plus tard, il me recontacte pour répéter qu’il a très hâte de me rencontrer et qu’il va appeler le lendemain.  (ok he’s drunk now!)
Et le lendemain…
… (tadam!) il n’appelle pas!
a)  Il est hang over sur la corde à linge
b)  Son ex l’a rappelé
c)  Sa mère est morte
d)  Il pense que si je suis intéressée, je vais appeler.  (Parce que c’est sûr qu’appeler un gars en lui disant "heille, tu devais pas m’appeler???", ça part tellement bien…)

Sabotage?  Niaisage?
Ou manières complètement machiavélique de tester mon intérêt?
I’m clueless (and offline!)

De l’effort récompensé

Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d’une fille célibataire qui vit seule (en l’occurrence, moi) pour qu’elle décide d’acheter une robe à peu près impossible à agrafer sans l’aide de personne.  Je sais pas ce qui m’a pris.  J’imagine que le cerveau a ramolli pendant que je me regardais dans le miroir de la boutique.  C’est qu’elle me va vraiment bien cette robe.

Je me disais qu’avec un peu de pratique, ça irait.  Et de toute façon, les filles pas célibataires, comment elles font?  Parce que franchement, c’est quand même pas des gros doigts d’hommes qui vont réussir à attacher ces minuscules agrafes là!

Alors pendant quelques soirs, je me suis rigoureusement entraînée dans la discipline olympique du marathon d’agrafes de la petite robe verte.  D’épreuve d’endurance à longue haleine, au bout de quelques jours, alliant technologie miroir de pointe, précision de l’œil et dextérité de la main, c’est devenu épreuve de 800, puis de 400 mètres.  5 minutes.  C’est pas encore le sprint (ça c’est quand je l’enlève), mais c’est acceptable.

Fière de mes derniers chrono, je me suis lancée pour la grande compétition, inauguration officielle de la petite robe verte ce matin…  Failed.  Angoisse de performance, j’imagine.  J’ai pathétiquement échoué, en gossant et pestant un bon 30 minutes pour fixer la robe.  Disons que je ne me donnerais pas de médaille sur ce coup là.  Designer stupide.  Achat stupide.

Puis, j’ai quitté pour le travail, avec un bon 10 minutes de retard sur mon horaire habituel.  Mais quelque part en chemin, j’ai changé d’avis.  Ça doit être quand le charmant jeune policier a spontanément décidé d’immobiliser le trafic pour me permettre de traverser le boulevard St-Joseph à une intersection sans feu de circulation.  Quand même, l’effort aura tout de même servi à quelque chose.  

Un mal pour un bien?

Si tout avait fonctionné comme prévu, je me serais envolée aujourd’hui pour une semaine à Cuba.  À défaut d’avoir eu mon party de divorce il y a un an, j’aurais pu fêter la fin de cette première année avec mon nouveau statut de divorcée… ce que je déteste ce mot qui m’apparaît toujours une coche en dessous du statut de célibataire…

Mais je devrais pourtant savoir maintenant que jamais rien ne se produit comme prévu, c’est probablement la seule constante des trois dernières années.  Il y a au moins une chose qui me réconforte cette fois-ci, je crois que j’aurais trouvé ça vraiment une malchance incroyable d’être sous antibiotiques avec interdiction d’alcool pendant la presque totalité du séjour (j’en ai encore jusqu’à jeudi).  Alors, un mal pour un bien?

Si on y va avec la même logique : "Rien n’arrive pour rien…"  Espérons qu’il y a une raison (aujourd’hui encore obscure, mais néanmoins formidable) qui me retienne ici cette semaine et qui nécessite mon entière sobriété…  Et on ne parle vraiment pas du résultat probable des élections provinciales…

L’Abandon de la chrysalide

Hier, ça faisait un an jour pour jour que je suis installée à Montréal. C’est drôle comme la notion du temps est étrange parfois. Avec l’impression de passer à la fois trop vite et trop lentement. Des étapes cruciales ont été franchies depuis que je suis installée ici, mais rien ne s’est passé comme je l’imaginais. Ce qui ne veut pas dire que c’est mal non plus, c’est seulement différent. Ce n’est pas la route que j’avais pensé prendre, mais plus je regarde le paysage, plus je me dis que c’est pas forcément désagréable non plus. J’ai réalisé pas mal de choses importantes dans les dernières semaines, si ce n’est dans les derniers jours, et il y a des changements majeurs au programme pour la prochaine année. Je dirais même que je commence à être plutôt douée pour opérer les changements. Comme dirait l’autre, just watch me.

À défaut de vous avoir invité à pendre la crémaillère l’an dernier, je partage ici ce qui est devenu, pour la période estivale, la 5e pièce de mon 41/2. Voici donc de quoi ça avait l’air avant et ce que j’en ai fait.

Marjorie Hillis serait fière de moi.