Le désir comme guide

« Les seules voies à suivre se découvrent par le désir« . Cette phrase de Claude Gauvreau me hante depuis quelques mois. Ça semble facile à première vue, mais dans ma vie (et dans la vôtre aussi, j’vous fais confiance pour ça), c’est pas si simple. Le désir parfois on l’a sans le reconnaître. D’autres fois on l’a, mais on en veut pas. Et puis entre l’avoir et en faire quelque chose, il y a souvent juste un pas, mais parfois il y a aussi un océan, un monde ou des années-lumières.

Le désir c’est l’instinct. Mais la tête, ma tête, n’aime pas l’instinct. Elle veut des preuves solides, du tangible. Ma tête a souvent fait taire mes désirs, mes instincts. Elle ne fait pas confiance à mon coeur. En fait, j’ai tout fait ce qu’il ne fallait pas. J’ai pris les décisions de têtes (carrière) avec mon coeur et j’ai pris les décisions de coeur (sentimentales) avec ma tête. What a mess.

Tabula rasa. Abandonner toutes les choses apprises qui sont fausses pour repartir sur d’autres bases. Se reconstruire, se redéfinir, mais aussi se retrouver, se redécouvrir, réapprendre ce qu’on a toujours su. Ma vie recommence à zéro (ou presque).

J’ai eu mal, j’ai eu peur, ça me cause encore bien des problèmes dans l’espace-temps, mais maintenant je commence à penser que ça va être pas mal excitant. En fait, ça l’est déjà.
Suivre les voies du désir, c’est un beau projet de vie.

Allez, suivez le guide…

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4 réflexions au sujet de « Le désir comme guide »

  1. I’m already in.. C’est ce que je fais depuis un an, mais j’avais pas pu mettre des mots pour décrire mon nouveau « style » de vie. Suivre ses désirs.. Tu peux pas être malheureux(se) en faisant ça.

  2. eheh Tchendoh, la vie ne se résume pas seulement à ça (quoique…). Faut prendre le désir au sens large ;)

    Nick, c’est sûr qu’on ne peut pas être entièrement malheureux, mais écouter ses désirs ça veut aussi dire, dans une certaine mesure, se donner plus d’importance, penser à soi avant de penser aux autres et ça ne rend pas la vie nécessairement plus facile. Ça plait pas toujours, ça dérange.

  3. Eh bien non, je ne suis pas seule à avoir fait table rase en 2006! Je te fais part de ma nouvelle devise (je l’ai volé à « la dame à la licorne », la tapisserie exposée au musée du Moyen Age Cluny – la Sorbonne) : « à mon seul désir ».
    Et effectivement, ce n’est pas si facile. Il ne suffit pas de se proclamer hédoniste pour réussir à écouter ses désirs. C’est même un long chemin sur lequel je m’embourbe parfois. En espérant te lire longtemps encore,
    Griet

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