Le Décalage

Depuis que je suis confortable dans ma vie de célibataire, disons depuis janvier dernier, il y a un gros poids (6pieds/200lbs!) qui s’est enlevé de sur mes épaules. Il y a un aspect excitant à ce nouveau style de vie. L’impression que tout peut arriver, n’importe quand (même un lundi soir). C’est une sensation incroyablement grisante de liberté qu’on perd vite lorsqu’on est en couple. J’avais oublié ça… ou plutôt je ne l’avais jamais vraiment vécu à fond, ayant toujours été en couple depuis mes 17 ans.

Pleins de choses arrivent, mais c’est curieux comment ce qui arrive n’est jamais ce que je crois qui va arriver. Comme s’il y a toujours un décalage entre la vie que je m’imagine et celle que je suis en train de vivre. Mon imagination ne peut (veut) pas envisager que certains événements ne se produisent pas alors que la vie me présente aussi des trucs que je n’aurais jamais osé imaginer. Décalage entre deux lignes parallèles… mais j’aimerais bien m’en faire une perpendiculaire une fois de temps en temps….

Je sais qu’une partie de la solution consiste à cesser d’avoir des attentes et de simplement embrasser ce qui arrive (façon de parler, I’m not THAT easy… ok, at least when I’m not drunk… but that’s a whole other story). Mais ce n’est pas toujours évident pour la cérébrale que je suis. On dit qu’il faut lâcher prise. Mais moi je trouve que la ligne est parfois mince entre lâcher prise et démissionner. J’suis pas une lâcheuse. Mais je pense que des fois… je pense trop.
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7 réflexions au sujet de « Le Décalage »

  1. I’m not THAT easy… ok, at least when I’m not drunk… but that’s a whole other story…

    …hmmm. Is that so?

  2. @raphaël: oui, je danse, mais sur de la bien meilleure musique que ça!!! ;)

    @klöd: haha, c’est pas une vérité universelle ça?

  3. Pourquoi vouloir tout imaginer ? Peut-être « prévoir » ou « contrôler » serait des mots qui seraient plus appropriés. On peut faire ça au travail, jusqu’à un certain point. Mais avec les gens, avec les événements qui font notre vie, c’est impossible. Beaucoup trop de variables qui ont ou pas de l’influence les unes sur les autres. C’est le chaos !

    On peut prévoir les grandes lignes, mais vouloir aller dans les détails n’est pas possible. Alors une seule chose simple à faire. Comme un p’tit canard de plastique sur une rivière, on suit le courant. On peut prévoir le trajet général, mais pas les détails. On les découvre « as we go along » et parfois il y a de belles surprises !

    Être cérébrale n’implique pas de prévoir, mais savoir. Savoir qu’on ne peut pas prévoir et que notre contrôle est, somme toute, assez limité !

  4. @Ghost: Et bien je n’ai même pas le temps de me rendre aux détails, c’est le trajet général qui est plutôt… déroutant ;)

  5. Très beau billet.
    Mais je crois qu’il y a une différence entre lâcher prise et démissionner. Lâche prise c’est un peu comme être un voilier et juste suivre le vent, sans ramer, sans forcer.

    Démissionner c’est prendre une hache et couler ton voilier.

    Je sais l’analogie est poche, mais je trouvais ton billet tellement bien écrit que je voulais dire un petit quelque chose.

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