Le bateau prend l’eau

« J’affiche la plus grande et belle froideur. »

Wake-up call :
Quand on a soudainement le rouge aux joues, c’est toujours moins crédible.

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Déprime saisonnière

Hier matin je me suis levée avec le vague à l’âme. C’est l’automne. Il fait encore noir lorsque le réveil sonne. Je sentais l’air froid au dehors des couvertures. J’étais tellement bien dans mon lit (non mais si t’es si bien que ça, comment ça s’fait que tu veux jamais te coucher le soir?!?) J’ai pesé sur snooze jusqu’à ce qu’on voit un peu les rayons du soleil, c’est moins dur comme ça. J’étais un peu déprimée, je savais pas trop pourquoi, et le sentiment est resté toute la journée.

En rentrant le soir, après la journée de travail, j’ai mis le doigt sur le bobo. Sur St-Denis, entre Ste-Cath et Sherbrooke, ils sont déjà prêt pour ce que j’anticipe négativement depuis un certain temps déjà. Oui, les décorations de Noël sont là…

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Lorsque le réveil a sonné ce matin, dans le noir de ma chambre, j’ai souhaité pouvoir me réveiller non pas au 2 mais au 3 janvier…
Puis, après 2-3 snooze, je me suis levée sans trop déranger le chat qui ronronnait à mes pieds. De mon balcon, où on peut voir le centre-ville et la montagne, le ciel était rose, c’était beau. J’ai pris une douche chaude, je me suis lavé les cheveux. J’ai mis cette crème qui laisse sur mon corps un doux parfum de vanille. J’ai sélectionné avec une attention particulière mes vêtements. Je porte les sublimes souliers rouges qui déclenchent l’hystérie et la jalousie des autres femmes. J’me suis fait le meilleur bol de lait au chocolat chaud. Je suis partie à pied pour aller travailler, savourant la beauté du jour et cette odeur de feuilles mortes, avec dans mes oreilles, une musique que j’ai sous la peau ces temps-ci.
Alors ça ira. Je suis encore la meilleure pour prendre soin de moi… et j’suis peut-être juste due pour une robe neuve. Après tout, les Fêtes s’en viennent…

Cinéma et torture

L’autre soir je suis rentrée vers les minuit trente. Ouin, pas moyen de veiller plus tard que ça avec du monde en couple… Trop tôt pour dormir, j’en ai pas envie, même si je dois me lever tôt le lendemain. J’allume la télé et je tombe sur Reality bites. Ah, le beau Troy (Ethan Hawke), qui arbore fièrement le look grunge et le cheveu sale, qu’est-ce qu’il était sexy dans le temps.
Alors je me dis, je vais regarder le film jusqu’à la passe où il voit Winona Ryder embrasser Ben Stiller, et où il a ce regard de petit chien battu, au moment où on sait que son cœur est en mille miettes. Rendu là, aussi bien regarder la passe où il sabote sa déclaration d’amour en éclatant de rire au visage de Winona. Puis tant qu’à faire, rendons-nous au premier baiser, you know, « you and me, and five bucks… » Bah et tant qu’à se torturer, allons y jusqu’au bout…Une citation du film que j’adore (une autre histoire de pattern…) : « He’s weird, he’s strange, he’s sloppy, he’s a total nightmare for women… I can’t believe I haven’t slept with him yet. »
*****
On a souvent l’habitude, nous les filles, de se torturer avec ce genre de film. Ce week-end, j’ai trouvé une bonne antidote. Un copain m’a fait découvrir le film 13 tzameti. Pour amateurs de films noirs seulement. Très noir. Complètement malade comme film.

Plus jamais le samedi

Encore une fois, tous les soirs de la semaine, j’ai remis la corvée d’aller faire l’épicerie au lendemain. Samedi matin, y’avait plus le choix. Je pensais qu’il n’y avait pas pire que de faire son épicerie le vendredi soir, tellement looser. Mais là, jamais qu’on va m’y reprendre un samedi matin. L’ENFER.

Y’a tellement de monde, ça me fait paniquer. Personne n’est pressé, comme si y’avait rien de mieux à faire que d’être là. Les petites familles pour qui faire l’épicerie, c’est comme la grande sortie de la semaine. Avec les petits morveux qui courent partout, qui te bloquent le chemin en transformant cette épreuve déjà pénible en course à obstacle. Les parents tellement obnubilés par leur progéniture qui échappe à toute forme de contrôle, le regard empli de fierté devant ces petits monstres d’égoïsme impolis. Les petits nouveaux couples qui s’arrêtent devant chaque produit : « quelle sorte de biscuits tu préfères? » « Est-ce qu’on prend les cornichons à l’aneth ou les sucrés? » Qui argumentent sans fin sur l’achat du lait en sac ou en carton de 2 litres en bloquant l’accès au frigo. Les petits vieux qui roulent leur paniers à contresens en s’attendant, le regard imperturbable, à ce que tous s’écartent sur leur passage, comme Moïse traversant la mer rouge. La caissière tellement émerveillée par le bébé du prochain client qu’elle ne t’adresse même pas la parole. Et pour finir, la criss de mini-van qui t’éclabousse des pieds à la tête alors que tu retournes à ta voiture, qui est à l’autre bout du stationnement, sous la grosse pluie battante.

Ça fait du bien d’en parler.

Savoure le rouge

L’air était bon aujourd’hui, les rayons du soleil plutôt agréables, profitons-en le temps que ça dure. J’ai longtemps marché dans la foule, errant un peu, observant les gens. Hum, ok, soyons franche, observant les beaux mecs. Puis, j’ai surpris son regard une première fois. D’accord, il est vraiment mignon, mais j’avoue, un peu jeune quand même… 22? 23? bon, pas que ça me dérange tant que ça… If you read here you already know that I’m used to this
Le premier regard, je n’y accorde jamais d’importance.  Il est accidentel.  C’est toujours le deuxième qui compte, celui qui s’accompagne d’une petite lueur, d’un début de sourire, d’un petit étirement du cou. Oui, c’est le deuxième coup d’œil qui donne la vraie mesure.
Et là je remarque la fille à côté de moi. Plus jeune, plus mince, plus seins, plus toute… Qu’est-ce que je suis stupide, sûrement pas moi qu’il regarde. Je souris intérieurement (et probablement aussi extérieurement) de ma bêtise et je relève la tête. Arrivée à sa hauteur, ses yeux noirs, magnétiques, ont plongé dans les miens pendant un 5 secondes plutôt intense. J’ai vu la couleur de son désir. Let’s forget about the other girl.Finalement, je pense qu’il me va plutôt bien ce nouveau chandail rouge…

Des chiens au vin en passant par les pompiers, est-ce qu’on va y arriver? [discussion de filles]

Mlle M : Alors le p’tit nouveau au bureau?

Mlle V : Nah, disqualifié…

Mlle M : Il faudrait que tu puisses faire de nouvelles rencontres…

Mlle V : hum… j’ai pas envie de chercher, je veux quelque chose de spontané.

Mlle M : De toute façon quand on essaye trop fort y’a rien qui marche. Je sais! Tu devrais t’acheter un chien! L’autre soir j’étais sur Prince-Arthur et j’en revenais pas de voir comment tous ceux qui se promènent avec des chiens se font aborder…

Mlle V : Mais là, déjà, avec les chats, quand le gars va se rend compte que je suis à la tête d’un zoo il va prendre les jambes à son cou! De toute façon, j’aime que les gros chiens, à l’appart c’est pas possible.

Mlle M : Oui, il me semble que je te verrais bien avec un grand Danois…

Mlle V : hahaha, ben si t’en connais un, file moi son numéro… [maudit qu’on s’ennuie de la FINA!!!]

Mlle C : Ben, moi je suis pas convaincue tant que ça pour les chiens. Ça doit être plus les filles qui remarquent et abordent les gars qui ont des chiens que l’inverse… Il me semble que le gym ça doit être une meilleure place.

Mlle V : Surtout pas! Au gym je suis pas du tout réceptive, bien trop concentrée sur tous mes petits défauts. S’il y a une place où j’ai pas du tout envie de me faire aborder c’est bien là, pendant que je transpire, beurk.

Mlle M : Mais quelque chose comme des cours de tennis, ça te tenterais pas?

Mlle V : J’ai toujours été nulle dans les sports, j’ai zéro intérêt là dedans… ça me servirait à quoi de rencontrer un sportif qui pense que je m’intéresse au tennis quand j’ai juste un gros kick sur Roger? Ça pour moi, ça serait définitivement essayer trop fort!

Mlle M : Ouin, tu marques un point.

Mlle V : Je sais!

Mlle C : J’ai une meilleure idée! Dans une bibliothèque universitaire!

Mlle V : Ben là! Si y’a souvent 10 filles pour un gars dans les 5@7, dans une bibliothèque ça doit bien frôler le 50 contre 1!

Mlle M : Ouin, finalement c’est pas simple.

Mlle V : C’est ça que je disais.

Mlle C : Tous les matins de la semaine au café X y’a une horde de beaux jeunes policiers, tu devrais arrêter en passant, c’est sur ton chemin!

Mlle V : ouin, on voit à quoi tu passes ton temps! Juste dommage que ça ne soit pas des pompiers…

Mlle C : J’ai trouvé! Des cours de dégustation de vin dans une SAQ!

Mlle V : Ah, enfin une bonne idée!!! Au pire, j’me consolerai avec de meilleures bouteilles… Et ensuite y’aura toujours bien la possibilité de rencontrer quelqu’un aux AA…