Si tu ne m’aime pas, je t’aime

« Je suis vraiment pas inquiet pour toi, j’suis sûr que tu va trouver quelqu’un »

Ça m’a tellement fait chier la première fois qu’un gars m’a dit ça. Et il y en a eu un autre, et encore un autre. Envie de leur crier qu’ils savent pas de quoi ils parlent. Est-ce qu’ils s’imaginent que c’est facile? Et d’abord qu’est-ce qui fait qu’ils sont si sûrs de leur coup? D’autant plus que ce quelqu’un signifie toujours par défaut un autre que celui qui parle. Alors ils en savent foutrement rien. Je sais que trouver quelqu’un c’est pas compliqué, le problème c’est qu’il faut aussi être trouvée. True love will find you in the end… Come on!, I’m not even hiding!
L’amour est loin, tu peux l’attendre
tu ne l’attends pas, il est là
Tu crois le tenir, il t’évite
tu crois l’éviter, il te tient!

Et maintenant, je comprend un peu. J’aurais envie de dire cette même phrase à quelqu’un. J’ai rien à lui reprocher, je suis même sûre qu’il y a plein de filles qui rêvent de rencontrer un gars comme lui… Les papillons sont juste pas au rendez-vous.
Mes papillons sont jamais là au bon moment. Si tu m’aimes, je te fuis. Si tu ne m’aime pas, je t’aime. Ça ressemble à du sabotage tout ça. Mais à part constater, y’a pas grand chose à faire. J’attend l’absolu, j’aurai peut-être rien du tout. Reste une autre option…
Non solet amare quem nimia voluptatis abundantia vexat.
Cercle vicieux.
Publicités

2 réflexions au sujet de « Si tu ne m’aime pas, je t’aime »

  1. Ça m’est arrivé de dire ça à une ou deux amies. C’est effectivement dans les cas où le « wow » n’est pas là, mais la personne a tout ce qu’il faut pour que ça se produise : charmante, jolie, agréable, etc. C’est aussi dans des circonstances qui font que je suis dans une relation qui me comble, mais si ce n’était pas le cas… ;o) Bref, venant de moi ce serait plutôt positif! Ah oui, mais il faut que ça vienne de quelqu’un d’honnête.

  2. La bonne question et essentielle à présent: as-tu trouvé cette personne? ;)

    On se pose ces questions lorsqu’on est malheureux mais après tout cela appartient aux souvenirs (certes mauvais, faut pas déconner non plus).

    Le problème est ce temps qui passe et qui n’est jamais effleuré par le bonheur. Lorsqu’on se voit vieillir, lorsqu’on voit les autres en couples, heureux et que l’on ne sait même pas pourquoi on respire…

    Il est des bonheurs gens comme des lames pour nous. Difficile d’en mesurer la souffrance, difficile de les oublier, difficile d’aller de l’avant… difficile de vivre. On se sent mourir mais nos sentiments sont plus brûlants que jamais. Étrange paradoxe que vouloir se supprimer dans une telle conscience, alors même que l’on perçoit chaque intonation, chaque souffle, chaque blessure aussi intensément. Je brûle et je ne meurs pas, c’est sans doute ma plus grande tragédie.

    Et on aime voir la personne qui nous est chère, même heureuse, même entourée par son amant, juste lui voler quelques bribes de ce sourire qu’elle offre si généreusement à cet autre qu’on ne sera jamais.

    La douleur est intense, le cri refoulé se muera en larmes lorsqu’il n’y aura plus personne. Et l’on pourra à nouveau inventer d’impossibles scénarios pour croire en l’éphémère.

    Si aimer est une maladie, c’est certainement la plus belle. Mais on oublie aussi que l’on peut mourir d’une maladie, quelle qu’elle soit.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s