Valentine’s Day : Duck and Cover [discussion de filles]

P : Je suis allée faire un tour dans les boutiques ce midi, c’est tu assez fatiguant les promos St-Valentin mur-à-mur partout, j’ai vu tellement d’étalages de chocolat que j’en ai mal au coeur…

V : Ouin, j’y suis allée aussi et c’était rien pour me remonter le moral, j’ai pas remarqué le chocolat, mais j’ai vu pire dans le même thème crois-moi…

P : Qu’est-ce que t’as vu?

V: Département de lingerie féminine…

P : Outch!

Rome ville ouverte

Lui : T’as remarqué le proprio du café italien?

Moi : Oui, je l’ai vu. Bel homme, mais je serais jamais tentée par un type comme lui. Par contre je suis sûre que c’est en plein ton genre. Dommage pour toi, il a l’air d’aimer beaucoup les femmes.

Lui : Pfffft ça veut rien dire…

Moi : Ben là, je viens souvent ici. Il s’affiche toujours avec des blondes siliconées. Il change à peu près aux 3 mois. Je comprends pas pourquoi… en fait si, mais tu devrais voir sa femme, une brune aussi belle que Monica Bellucci. Elle vient parfois dîner avec lui et leurs deux jeunes enfants… Il n’a pas l’air d’être le même homme quand elle est là.

Lui : Ahhhh, je parie qu’il est romain!

Moi : Pourquoi tu dis ça?

Lui : J’ai vécu plusieurs mois à Rome, quand j’avais 21-22 ans. La plus belle année de ma vie… À Rome, les hommes sont tous mariés parce que la famille c’est sacré. Alors, la femme, c’est pour avoir les enfants. Là bas, tu ne prends donc pas de plaisir avec ta femme, tu la traites comme une reine, ou mieux, une sainte. Alors tous les hommes entretiennent des maîtresses, la plupart du temps, avec un accord tacite de la femme. La seule condition, c’est de ne jamais, mais jamais faire d’enfant à une maîtresse.

Moi : Et qu’est-ce qui arrive si la maîtresse tombe enceinte?

Lui : Ben ça arrive pas. Ils sont pas fous. Avec les maîtresses, ils font tout ce qu’ils veulent, sauf là où ça peut rendre la fille enceinte.

Moi : Hahaha… ouais, merci d’épargner mes chastes oreilles avec les détails.

Lui : Ben non, parce que là, j’arrive au boutte le plus intéressant…

Moi : M’semblait bien aussi…

Lui : Ils ont le sang chaud les romains, la femme, les maîtresses c’est pas assez, il y a aussi ce qu’on appelle la fraternité Et ça aussi, ça se passe souvent avec l’accord de la femme, d’ailleurs, les femmes là bas, elles préfèrent que leurs maris aient des amants plutôt que des maîtresses, c’était même courant qu’un homme me fasses des avances pendant qu’il marchait dans la rue avec sa femme et ses enfants… Il n’avait qu’à me dire « bella statura », cré moi que je savais ce que ça voulait dire, best time of my life, j’te jure… Y’a même une fois…

Moi : Ok, ok j’ai compris, y s’embêtent pas les romains…

Lui : Ben là, laisse moi au moins te raconter mon aventure avec Claudio, [insérez tout ce qu’il vous est possible d’imaginer ici] sur le toit de sa maison, avec le Colisée en arrière plan…

Moi : Ok, Merci, je pourrai pu jamais regarder le Colisée de Rome sans penser à toi

Lui : Voyons, tout le plaisir est pour moi

Moi : Ouais, je SAIS…

Accalmie

Je marche d’un pas rapide, tête baissée, je n’ai qu’une hâte, celle de rentrer chez moi. La foule du vendredi soir se fait plus dense, bruyante, près des bars et des restaurants. Les klaxons, les sirènes, les cris, les éclats de rires et les pas des indécis, tout m’exaspère. Fatigue. Solitude. Le froid, qui pique les joues et me donne, involontairement, la larme à l’œil fait tomber la dernière barricade. Épuisement.

Puis, la traversée du parc. Accalmie. Silence. Le vent tombe brusquement. Un sentiment de paix qui enveloppe, saisit. La neige tombe maintenant à gros flocons, juste comme j’aime. J’aime. Instinctivement, le pas ralenti. Le souffle aussi. L’impression de ne faire qu’un avec ce lieu. L’envie de tasser un peu la neige sur un des bancs désertés et de m’y installer, pour faire durer l’instant fugitif. Savourer. Être bien. Pour quelques secondes, ne rien désirer de plus. Être là et non pas ailleurs. 10 minutes, 2 heures ou une nuit, juste le temps que le temps s’arrête. Un peu. Encore.

Et puis, poursuivre son chemin, parce qu’il le faut bien. Savoir reconnaître, avec intuition, les yeux ouverts ou les yeux fermés, les lieux, comme les rencontres, pour ce qu’elles sont.

Un look de transition

Bon, ok, je sais, c’est pas terrible, on repassera pour l’originalité.
J’étais juste ben tannée de voir ma photo dans l’en-tête.

Alors voici mon nouveau look « de transition »
Un peu comme ce qui se passe entre 2 chums d’importance.
Tsé, la période où on essaye un paquet d’affaires différentes avec son corps…

Argh, forget it!

*sigh* [Cheesy romantic movies aren’t the solution]

Him : Why you wanna sell your life short? Playing it safe is just about the most dangerous thing a woman like you could do. You waited for the right man the first time, why didn’t you wait for the right man again?

Her: He didn’t come!

Him: I’m here!

Her: You’re late!

[…]

Him : Everything seems like nothing to me now, ’cause I want you in my bed. I don’t care if I burn in hell. I don’t care if you burn in hell. The past and the future is a joke to me now. I see that they’re nothing. I see they ain’t here. The only thing that’s here is you – and me. […] I love you. Not like they told you love is, and I didn’t know this either, but love don’t make things nice – it ruins everything. It breaks your heart. It makes things a mess. We aren’t here to make things perfect. The snowflakes are perfect. The stars are perfect. Not us. Not us! We are here to ruin ourselves and to break our hearts and love the wrong people and die. The storybooks are bullshit. Now I want you to come upstairs with me and get in my bed!

Gros contrat pour samedi prochain!

Ça fait tellement longtemps que j’ai pas fait la babysitter que j’ai l’impression d’avoir tout oublié! Mes deux adorables nièces (2 ans ½ et 5 mois) débarquent chez moi samedi prochain. J’ai hâte, ça me fait plaisir, mais j’angoisse quand même un tout petit peu (ça va bien aller, hein?)

To do list :

— Trouver quelques activités divertissantes pour enfants

— Enregistrer quelques émissions de Dora l’exploratrice (une drogue dure pour Noémie, 2 ans ½, junkie en transe), juste au cas où, parce qu’on est jamais trop prudent

— Trouver un conte ou une fable pour l’heure du dodo

— Ne pas s’affoler, il y aura peut-être un biberon à donner, des couches à changer et du vomi à nettoyer (j’ai sûrement déjà dû faire ça dans une autre vie)

— Acheter de l’instinct maternel (non je blague, je dois bien avoir ça en stock quelque part, j’ai juste oublié où je l’ai rangé, ça sert tellement pas souvent)

Ah oui, j’oubliais, si je me fie à la dernière fois :

— Préparer une opération débriefing post-traumatique pour les chats

***EDIT : les chats l’auront échappé belle, l’opération babysitting s’est déplacée vers le 450…