Sabotage

Je remplissais un de ces psycho-tests amusants (et stupide) qui circulent de blog en blogs il y a quelque temps. Non, je ne l’ai pas publié. En fait, je ne l’ai même pas terminé. C’était amusant jusqu’à ce que je butte sur une question élémentaire. Le genre de question dont tout le monde connaît la réponse spontanément, sans même trop y réfléchir. Combien de fois avez-vous été amoureux(se) ? La question était banale, mais la réponse me hante.

J’ai repensé à tous ceux dont j’ai croisé le chemin, j’ai fouillé et retourné les souvenirs dans tous les sens, je ne trouve rien qui se qualifie vraiment. Attirances passionnées oui, mais désir trop souvent volatile, envies incontrôlables rapidement oubliées, éteintes ou distraites, histoires sans cesse avortées. Docteur, suis-je normale?

Pourtant, des garçons qui auraient le potentiel de me faire perdre la tête, j’en croise pratiquement tous les jours. Bon, j’exagère peut-être un peu, mais oui, je sais qu’ils existent (je pourrais même en nommer quelques uns). Ils, parce que je ne crois pas au principe du the one and only. N’allez pas interpréter tout croche, je veux simplement dire par là qu’on choisit de s’investir dans une relation plutôt que dans une autre, mais si un jour je décide de former un couple avec X, pour moi, ça ne veut pas dire que je n’aurais pas pu être tout aussi heureuse avec Y.

Mais s’il y a quelque chose dans quoi j’excelle, c’est bien d’activer les freins. Saboter les relations qui auraient le potentiel d’être plus, désamorcer toutes les situations qui pourraient mener à quelque chose de plus sérieux quand je fais face à quelqu’un de compatible. Ça devient systématique. Et je ne sais pas si on a trouvé un remède pour ça.

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4 réflexions au sujet de « Sabotage »

  1. Bien ton dernier paragraphe ma chere, ça s’appele de l’expérience ;)

  2. Réflexe bien naturel, qui ne correspond en fait qu’à un besoin de sécurité selon moi. Mais alors qu’on sublimait ce besoin par une volonté de réussir ce qu’on entreprend, par la prise de risques, on en est rendu à avoir peur de se planter. J’en suis le premier coupable souvent.

    Le remède? Je vois mal autre chose qu’une médecine de cheval : sauter à l’eau… quitte à ce qu’on nous y pousse.

  3. Selon moi, le remède…

    Un « vis-à-vis » ou un potentiel qui n’embarque pas dans ce jeux ou cette systématisation et qui saura susciter ton intérêt et ton désir…me semble un bon remède pour toi!!

    Simple comme ingrédient…NON!

    On dirait qu’il n’est pas sur le marché hein ce remède…

    C’est dommage!!!

  4. @ambre: effectivement, je crois que c’est retiré des tablettes.

    Le problème c’est que reconnaître le problème, le pattern, n’évite pas de retomber dedans à pieds joints… m’enfin.

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