Accalmie

Je marche d’un pas rapide, tête baissée, je n’ai qu’une hâte, celle de rentrer chez moi. La foule du vendredi soir se fait plus dense, bruyante, près des bars et des restaurants. Les klaxons, les sirènes, les cris, les éclats de rires et les pas des indécis, tout m’exaspère. Fatigue. Solitude. Le froid, qui pique les joues et me donne, involontairement, la larme à l’œil fait tomber la dernière barricade. Épuisement.

Puis, la traversée du parc. Accalmie. Silence. Le vent tombe brusquement. Un sentiment de paix qui enveloppe, saisit. La neige tombe maintenant à gros flocons, juste comme j’aime. J’aime. Instinctivement, le pas ralenti. Le souffle aussi. L’impression de ne faire qu’un avec ce lieu. L’envie de tasser un peu la neige sur un des bancs désertés et de m’y installer, pour faire durer l’instant fugitif. Savourer. Être bien. Pour quelques secondes, ne rien désirer de plus. Être là et non pas ailleurs. 10 minutes, 2 heures ou une nuit, juste le temps que le temps s’arrête. Un peu. Encore.

Et puis, poursuivre son chemin, parce qu’il le faut bien. Savoir reconnaître, avec intuition, les yeux ouverts ou les yeux fermés, les lieux, comme les rencontres, pour ce qu’elles sont.

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2 réflexions au sujet de « Accalmie »

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