And either you’re weak or you’ll use brut force-feed the truth

Je traversais le parc, savourant le semblant de printemps et cette lumière de fin de journée dont je peux enfin profiter à l’heure où je quitte le boulot, Jack Johnson en boucle, à plein volume dans mes oreilles, frémissant jusque dans mes hanches. Je ne sais pas depuis combien de temps il marche derrière moi. Il a saisi mon coude droit pendant une fraction de seconde.   Merde. J’ai toutes les misères du monde à tomber sur mon voisin, et il faut que je tombe sur lui, encore. J’ai décidément pas de chance.

Ça lui a pris trois phrases. La première, une classique. « Salut, Est-ce que je peux te poser une question ?».Toujours, mais toujours se méfier de cette entrée en matière qui ne donne jamais rien de bon. La deuxième, évidement la question. Ma réponse fut franche, directe mais polie. Calme et détachée. Il s’attendait à une autre réponse. Un regain de passion? Un courbement d’échine peut-être? La troisième phrase fut une tentative désespérée qui aurait pu avoir l’effet d’un coup de poignard. Mais le mensonge, révélateur dans sa démesure, a eu l’effet d’un coup d’épée dans l’eau.

Il n’y a pas de plus grandes satisfactions que de répondre à une pique brutale et mesquine par un sourire confiant, le plus épanoui qu’il soit possible d’offrir.

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