C’est miraculeux

Y’a pas d’autres mots.  Je parle de la chirurgie laser pour corriger ma myopie.

Je sais pas trop par où commencer et je voudrais pas faire dans le style info pub, mais le résultat sera probablement le même.

Alors je vais commencer par dire que l’Ativan qu’ils m’ont donné devait être placebo, parce que j’ai ressenti aucune baisse de la tension qui était au maximum. J’étais morte de peur. Se faire jouer dans les yeux c’est pas évident.

Couchée sur la table, eyes wide open. Ok, c’est beaucoup moins pire que je pensais, malgré l’énervement qui persiste. J’écoute la voix du chirurgien qui me cause tout au long, ça me calme un peu. Au commencement, on exerce une forte pression sur l’œil, jusqu’à m’en faire perdre la vision, le temps de compter jusqu’à 10. En fait, c’est pas complètement noir, ça ressemble plus à une nuit étoilée. Bizarrement, ça aussi, ça m’a calmée. Et puis le brouillard s’estompe. Apparaît la petite lumière rouge qu’il faut fixer. Ça dure environ 40 secondes. Petit bruit électrique du laser en arrière fond, accompagné d’une odeur désagréable (mais normale, à ce qu’on m’a dit) de cheveux brûlés. Environ une minute par œil et c’est fini. Aucune douleur.

Tout de suite après l’opération, c’est un peu brumeux, mais déjà mieux qu’avant, lorsque j’étais sans verres de contact. Après 5 minutes, 70% de la vision est déjà rétablie. Le lendemain matin, l’œil droit qui était à -9 est déjà à 100%, l’œil gauche qui était à -8 est presque parfait lui aussi. En fait, maintenant, après 2 jours, je suis sûre qu’il l’est. Ça sera confirmé au prochain rendez-vous.

Certaines personnes ont beaucoup d’inconfort les premiers temps après la chirurgie. Ce n’est pas mon cas. Je dois juste penser à mettre mes gouttes régulièrement les premiers jours et des lunettes fumées en tout temps à l’extérieur pour les 7 premiers jours. C’est tout.

J’ai jeté mes dernières boites de verres de contact.

C’est magique.

Une autre béquille vient de tomber.

J’ai des ailes.

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Quelques jours loin d’ici

Chirurgie lundi matin.
Le reste de la journée au repos : pas de télé (pas de hockey lundi soir! qui aurait cru que cela m’aurait dérangé il y a à peine quelques mois…), pas de lecture, pas d’écriture, très peu de lumière.
Ça risque d’être une loooooonnnngue journée. Évidemment, pas d’ordinateur pour quelques jours… Donc sevrage complet de blogs, d’msn, de courriels, d’internet… Ok, je vais quand même survivre.

J’aurai quelques jours de congé au travail, on gage qu’il va pleuvoir? Bah, j’aurai pas tellement le droit au soleil anyway… alors je vais essayer d’en profiter un peu le temps qu’il me reste… aujourd’hui.

Stress pré-opératoire

Lui : Ils vont te demander si tu veux un calmant avant, ça aide à se détendre, mais tu vas voir y’a vraiment rien là. Moi j’ai trouvé qu’il y avait juste un 2 secondes de sensation désagréable et c’est tout. Ça se fait super vite.

Moi : Oui, c’est ce que tout le monde m’a dit, que c’était vraiment rapide.

Lui : Tu vas voir, après t’en reviendras pas à quel point c’est merveilleux, moi ça a complètement changé ma vie. Y’a juste un 2 semaines d’inconfort après, tu vas avoir les yeux un peu secs, faut mettre des gouttes, mais c’est rien de pas endurable. T’as pas à t’inquiéter, ça va bien aller…

Moi : C’est ce que je me dis… Mais y’a juste une chose qui me stresse vraiment, c’est le truc de métal qu’ils te fixent sur les yeux pour te maintenir les paupières ouvertes, ça me fait tellement penser à orange mécanique…

Lui : heu… ok, demande le calmant!!!!

Le Secret

Elle sait qu’il ment. Enfin, pas exactement. Mensonge par omission. Il sait qu’elle se doute de quelque chose. Mais il n’a pas l’intention de lui dire. Il brouille les pistes. Il sait qu’elle ne supporterait pas, qu’elle partirait sans lui donner une chance. Une chance qu’il ne saurait pas prendre de toute façon, parce que c’est comme ça et qu’on ne change pas. En tout cas pas pour les autres, même si on les aime. Enfin, moi je pense qu’il l’aime. Mais des fois, ça ne suffit pas.

Elle veut savoir, mais elle ne sait pas ce qu’elle cherche. Elle met les indices bout à bout, mais il manque toujours une pièce. Elle ne voit rien. Comme le nez au milieu de la figure, qui lui échappe. C’est pourtant facile. Moi je sais. On voit toujours tellement plus clair dans les problèmes des autres que dans les nôtres. Mais je ne peux pas lui dire. Parce que des fois, quand on y voit rien, c’est qu’on ne veut pas voir. Ou bien qu’on en n’a pas encore la force.

Plongés dans le noir, on se déplace à tâtons, jusqu’à ce que les yeux s’habituent, progressivement, et on finit par y voir clair. Personne ne peut le faire pour elle. Et si, inconsciemment, elle avait déjà choisi? Se fermer les yeux pour mieux se construire un château en Espagne. Tant qu’on ne l’a pas démasqué, le faux bonheur a toutes les apparences du vrai. Et la vérité est souvent une lumière trop vive, qui blesse les yeux du rêve. Le bonheur est une zone grise qui se laisse amadouer plus facilement sous une lumière tamisée, ambiance intime. Je pense qu’elle l’aime, mais je ne sais pas si ça suffit.

Observations récentes

Je me suis acheté des lunettes de soleil la semaine dernière. J’en ai jamais vraiment porté, j’ai toujours haï ça. Là, j’ai pas tellement le choix de m’habituer, avec la chirurgie laser dans moins d’une semaine, c’est sûr que ce qui ne semblait qu’un accessoire deviendra un must. Enfin, pour quelques temps (comme quoi je ne suis pas encore entièrement résignée). J’étais tellement découragée à l’idée d’aller en acheter, j’imaginais la corvée d’en essayer 100 paires avant d’en trouver une qui passe le test du miroir et finalement, la première paire que j’ai essayée était parfaite. C’est peut-être signe que les choses commencent à changer. Il me semble que tout devient facile dernièrement.

J’ai toujours trouvé qu’on voyait rien avec ça. C’est sûr que les couleurs deviennent fades, mais c’est pas seulement ça. C’est un mur entre moi et le reste du monde. Comme des i-pods pour les yeux. C’est pas que je deviens snob (nah, ça je le suis déjà), mais ça me coupe du monde. Et je ne m’habitue pas à ne pas pouvoir établir le eye-contact avec tous les gars cutes sur mon chemin, petit plaisir dont j’abuse allègrement depuis le retour des beaux jours. Bon j’exagère un peu là, mais reste que c’est dans le regard que je vous lisais comme c’est aussi là que j’aime à être lue.

Et puis, peu à peu, on s’y fait et on découvre autre chose. Mais ce n’est pas le plaisir d’observer sans être vue qui me fascine le plus (non en fait, j’assume très bien le fait d’être vue quand j’observe avec plaisir). Finalement, ce qui me surprend le plus, c’est que les gens qui nous observent à yeux découverts, ont décidément tendance à oublier qu’on peut aussi les voir.

Size matters [discussion de stalkers]

Mlle I : [impressionnée] V, viiiite! Viens voir par la fenêtre, regarde là chez le voisin, j’en ai jamais vu un avec une queue longue de même!!!

Mlle V : Ah! Ooooh! C’est plutôt rare, mais ça arrive que ça soit disproportionné… Ouin, ça faisait longtemps que j’en n’avais pas vu une longue comme ça!

Mlle I : Moi, ça me surprend à chaque fois que je le vois! Y’a l’air étrange, mais y’é quand même cute. C’est drôle, ça fait une couple de fois que je le vois.

Mlle V : J’en ai déjà eu un qui en avait une presque aussi longue. Ça fait toujours un peu bizarre tant qu’on n’est pas habitué. Je te dirais qu’après un temps, la queue, on la remarque même plus. Moi ce qui me fait rire, c’est quand ils l’ont très courte. Tu reste toujours surprise parce que t’as l’impression qu’il en manque un bout.

Mlle I : Ah oui, mais il me semble que c’est moins rare avec la queue courte, ça j’en ai vu souvent. Mais là, j’en ai jamais vu des longues de même, tellement que je trouve presque qu’il a l’air anormal…

Mlle V : Ben là, de cette taille là, j’avoue que c’est quand même pas commun…

Frérot : Je vous écoutais parler comme ça, pis c’est pas nécessairement évident que vous êtes en train de parler du chat dans la cour du voisin…