Parlons de tout, de rien [mais surtout pas du temps des fêtes]

J’ai fait la grasse matinée.  Encore.  C’est fou ces détails qui changent tout.  Comme des oreillers de luxe, grand format et une couverture de plus.  Le lit me parait enfin moins grand, et moins froid.  Le quitter est donc d’autant plus difficile…

***

Je me suis tout de même habillée et je suis sortie pour aller nourrir une chatte complètement névrosée, abandonnée à elle-même.  Cette chatte est probablement la seule de sa race à me vouer une haine féroce et indéfectible.  Je ne croyais pas la chose possible, puisqu’on me surnomme affectueusement « la mère aux chats » depuis l’âge vénérable de 3 ans, c’est dire si je n’étais pas prédestinée à finir (après un petit détour) vieille fille.  J’ai tourné la clé dans la serrure et je suis entrée.  Je l’ai appelée.  Elle m’a répondu d’un feulement féroce, du fond de sa cachette, sous la couverture qui pend au pied du lit.  Je dois passer quatre fois près d’elle pour changer ses deux bols d’eau fraîche et à chaque fois c’est les coups de pattes bien sentis sur mes pieds accompagnés de grognements et de crachats.  Encore heureux qu’elle n’ait plus ses griffes.  Ingrate.

***

Puis, je suis allée m’acheter des mots.  Plus de mots que je ne pourrai jamais écrire ici.  J’ai fait la grande tournée des bouquinistes.  À mon retour, mon sac pesait une tonne (bon, c’est vrai qu’il y avait aussi une bouteille de rouge au fond…).  Une tonne de rêves.   C’est donc dire que je ne connaîtrai pas l’ennui pour les semaines et même les mois à venir.  Je suis dans un tel état d’excitation que je ne sais pas par lequel commencer.  J’adore ça.

Peut-être j’écrirai moins… mais aussi, peut être j’écrirai plus… qui sait.

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2 réflexions au sujet de « Parlons de tout, de rien [mais surtout pas du temps des fêtes] »

  1. Une petite suggestion lecture à ajouter a ta liste : Une histoire de la lecture, de Alberto Manguel. C’est incroyablement riche, jouissif et érudit.
    Pour ton coté 18eme, l’immense Donatien Alphonse François, marquis de Sade, de Maurice Lever chez Fayard
    Et en terminant sur une note animale, vive les chiens, c’est dépendant, c’est un peu con et c’est toujours heureux de te voir.

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