I’m riding all over this island [Looking for something to open my eyes]

J’ai toujours été fascinée par les rêves.  Par les détours que l’inconscient prend pour nous envoyer des messages.  Et je commence à être drôlement bonne pour interpréter les miens.  En fait, on dirait que mon inconscient a adopté un pattern, ça me simplifie la tâche.  Ce n’est pas un rêve récurent, mais plutôt une métaphore sans cesse réinventée.  Ma vie se résume à un paquet de problèmes avec des moyens de transports.  Je les ai tous essayés ces dernières années.  De l’auto au camion lourd en passant par l’autobus, le taxi, la bicyclette et les running shoes, du train à l’avion jusqu’au bateau, sans oublier l’hélicoptère, la montgolfière et les ailes (oui oui, j’en ai, parfois).

Tout ça a commencé il y a quatre ans, avec le début de la procédure de divorce.  À l’époque, les rêves avaient tous un point en commun.  J’étais aux prises avec un conducteur fou, un train en retard, un bateau qui coule ou une voiture en panne.  Que des moyens de transports défaillants, dangereux ou détournés comme cet avion avec des billets pour l’europe qui se transformait en cour de route en salle et billets de cinéma, si c’est pas vendre du rêve, ça…  Puis, les mois ont passés.  Au même moment où je reprenais le contrôle sur ma vie, ça se traduisait aussi dans mes rêves.  J’ai appris à conduire, littéralement (malgré ce qu’on en dit).  Et la nuit, je quittais aussi enfin le rôle du passager (passif) pour reprendre le contrôle.  Je conduisais désormais non seulement ma voiture, mais les camions, les trains et les bateaux.  Ces rêves ont été très présents jusqu’au moment où le divorce a été finalisé, 3 ans plus tard (oui, j’en ai fait, des kilomètres), puis, ils sont presque disparus.

L’automne dernier, après un événement éprouvant, la métaphore est revenue dans un rêve qui m’a laissé une profonde impression.  J’étais au volant de ma voiture, mais la route était congestionnée par un chantier (un peu comme la 20 en ce moment, à la hauteur du pont de Beloeil).  Des travailleurs creusaient de chaque côté.  Puis soudainement la route est devenue très étroite, avec un virage en épingle, de chaque côté, plus personne, mais un précipice.  Le cœur battant, j’ai manœuvré la voiture tout doucement.  À la sortie du virage, la route devenait une grande ligne droite, avec cinq voies de large où j’étais seule à circuler.  Le soleil se couchait dans un ciel rose et orangé d’où tombait doucement la première neige.  C’était magique comme l’espoir.

Puis plus rien, jusqu’à hier soir.  J’ai rêvé que j’avais garé ma voiture et que je n’arrivais plus à la retrouver.  J’étais dans ma ville natale, mais tous les noms de rues avaient été changés pour ceux de Montréal.  Comment on fait alors pour retrouver Papineau?  Pas sûre que même sa tête aurait suffit.

*****

Bon, tout ça pour dire que je me sens un peu perdue, dernièrement.  Mais je ne suis pas trop inquiète.  Même s’il faut que je fasse toutes les rues de la ville une à une, je vous jure que je vais y arriver.  De toute façon, y’a rien comme la marche à pied.

Publicités

2 réflexions au sujet de « I’m riding all over this island [Looking for something to open my eyes] »

  1. Débarque à Montréal la semaine prochaine. Café?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s