We should have each other for tea [We should have each other with cream]

La sensation du temps qui se défile trop vite.  Mai qui déjà se termine et j’ai l’impression de ne pas avoir assez profité du parfum des lilas.  Pourtant je les vois bien partout, en fleurs, mais l’odeur que j’aime tant n’arrive plus jusqu’à moi.

Il ne faut pas laisser traîner de bouquin avec un crayon à mine coincé entre les pages quand on reçoit un ami.  C’est possible qu’il interprète cela comme une invitation à laisser une marginalia complètement indécente que l’on retrouve après son départ.  Je suis même tentée de croire que les mots inscrits sont souvent aussi efficaces que le vaudou.  Comme quand on parle du loup.

Nous sommes encore en mai, mais j’ai la tête en septembre.  Un septembre avec des lilas en fleurs.  J’ai la neige en été, l’orage au corps, la pluie sur la langue et le redoux dans sa main.  Mes quatre saisons qui s’emmêlent, Vivaldi en sourdine.  Je ne vois qu’une solution…  Mettre le feu au violon et crier, comme un chant, à l’oreille du loup.

We bite and scratch and scream all night…  Let’s go and throw all the songs we know…

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