De la récidive

Mon facteur qui recommence son petit manège.  Il m’a d’abord apporté le courrier d’un certain Ronald qui habite 2 rues à l’est, puis d’un Olivier à nom de famille composé, du triplex d’à côté.  Là, hier, c’était le passage à l’ouest (3 rues) avec un Jonathan.  Je commence à me demander où s’en va mon courrier.

La poisse aussi est de retour.  Oui, j’avoue, j’ai tenté de prendre le métro hier soir.  Ça m’arrive de rentrer sous la pluie, le soir, mais hier j’étais chargée de sacs.  Je me suis dit que c’était une belle journée pour profiter de l’efficacité du transport en commun…  Finalement, j’ai dû marcher du centre-ville à chez-moi, sous la pluie et le vent, encombrée de mes sacs, après avoir (encore) payé un titre de transport pour rien.

En chemin, je suis entrée dans une bouquinerie.  C’était certain.  Suffit d’entrer avec l’idée de juste regarder (le temps de me reposer du vent et de la pluie), pour être certaine de tomber sur 3 livres que je veux depuis longtemps sans réussir à les trouver.  Alors j’en ai acheté quatre.  Tant qu’à devoir marcher chargée comme un mulet, autant que ce soit pour quelque chose qui en vaut la peine.     

*****   

Des événements anodins (ou pas) qui se produisent à intervalle réguliers.  Un loup qui rôde à distance, pour tester le mécanisme.  Les barrières levées, la vitre de protection qui résiste à la pression, les roues à engrenages qui semblent d’une précision sans faille.  Inutile.  Effort risible.  Il sait trouver la brèche,  le fermoir à ressort, la serrure moulée sur sa griffe.  Le système qui déraille.  La voix qui chante, I’ll be your whatever-you-want.  Le plus sûr moyen de le voir disparaître à nouveau pour un temps.  Échappée belle.

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7 réflexions au sujet de « De la récidive »

  1. Fragments d’un discours amoureux (Barthes)
    La Ferme africaine (Blixen)
    Lettres à Sophie Volland (Diderot)
    Autoportrait au radiateur (Bobin)

  2. Vous êtes charmante, mais lire du Karen Blixen ne fait pas très sérieux.

    Et « Lettres a Sophie Volland » pour Diderot? Hahaha, mon dieu, mais il faut être tout à fait désespérée!

  3. Je ne comprends pas trop l’argument du désespoir moi non plus.

  4. Faut pas s’en faire c’est juste une publicité désespérée pour un « charmant » blog de bashing gratuit qui manquera à ma culture et pour lequel je ne ferai pas de pub.

  5. Ping : De la poste restante « Les Plaisirs et les nuits

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