De la poste restante

Le facteur poursuivant sa tâche maléfique (entreprise ici et ici) à un rythme régulier, j’ai encore reçu du courrier destiné à un voisin.  3 rues à l’ouest.  Un Simon cette fois-ci.  J’ai toujours aimé ce prénom là.

Mais je pense que découragé devant mon inaction, il a appelé du renfort.  Le gars de Fedex s’est mis lui aussi de la partie.  J’ai eu un peu peur, j’avoue, parce qu’on s’entend qu’on ne reçoit quand même pas de déclaration d’amour anonyme via Fedex.  J’avais pas commandé de trucs par la poste alors restait la probabilité d’un avis d’expulsion du proprio voulant récupérer son mon merveilleux appartement.  Une injustice sans fin si on considère que son logement est merveilleux seulement depuis que je l’ai arrangé (ok, avec l’aide et les talents manuels de papa, mais quand même, il faut parfois donner autant de crédit sinon plus au concepteur qu’à l’exécutant…  Oui, je suis calée question art conceptuel).  Finalement, après vérification téléphonique, le colis Fedex était plutôt destiné à un Carter, deux cent adresses plus au sud.  Carter.  Ça peut être cool aussi, un anglo.  Surtout quand ça french kiss et quand ça veut bien fêter la St-Jean.

Mais sans doute, tout ça, ce n’était pas suffisant.  Ma boîte courriel s’est aussi enflammée.  Ça disait :

Madame,  Nos échanges actuels ne sauraient perdurer dans la qualité qui les caractérisent sans une extension du domaine de la lutte.  Il me revient les échanges de Musset et Sand, voire plus récemment de Françoise Rey et un inconnu dont je me suis empressé d’oublier le nom. Vous sachant joueuse et romantique, je vous propose une rencontre pour fixer les règles ce de tournoi courtois qui me tente, littéraire, musical ou festif, à voir.

Oui, ça me vouvoie.  Je ne sais pas pourquoi, mais je provoque souvent cet effet là.  Finalement, la suite de la missive gâchait vraiment la sauce.   L’intérêt n’y est pas.  Ni là, ni ailleurs.  Je sais bien que l’été, c’est fait pour jouer, mais pow-pow, mon cœur est mort.  Je ne joue plus.

Publicités

5 réflexions au sujet de « De la poste restante »

  1. Quelqu’un qui se la joue autant 18E que ton Valmont virtuel, me fait penser aux gens qui tripent médiéval.
    Trop c’est comme pas assez.
    Je ne suis peut-être pas sensible à ca non plus, même si j’aime le 18e
    L’été c’est aussi fait pour se reposer. Le corps, le cœur, et l’esprit. Profites-en bien.

  2. Vous autres, les femmes, pis vos fantasmes sur les hommes en uniformes. Quand c’est pas les pompiers, c’est les facteurs…
    Euh… oups… c’est vrai, dans ce cas-ci, c’est l’inverse…

    Et j’ai compris, je vais arrêter de vous vouvoyer… ;)

  3. @narcisse: nah, rien à voir avec l’esprit 18e celui là. « Joueuse et romantique« , « tournoi courtois »… n’importe quoi! En fait, ça tient beaucoup plus du néo-gothique, donc du 19e ;)

    @benoit: pfffff

    @Max: nah, ici y’en a que pour les pompiers. Je me demande d’ailleurs si ça se trouve quelque part, un pompier dix-huitièmiste. Enfin, on peut toujours rêver…

  4. La forme est désuète, charmant stratagème, mais c’est surtout le ‘joueuse’ et le ‘à voir’ que je retiens … ;-)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s