De la nature des désirs [et des bien-pensants]

Y’a ceux qui pensent que ça contrevient à l’ordre naturel des choses. 

Y’a celle qui pense que l’ordre naturel des choses est en conflit d’intérêt.

Y’a ceux qui pensent que je ne devrais tellement pas parler de ces choses là, franchement, de quoi j’ai l’air.

Y’a celle qui pense que beaucoup plus de femmes oseraient non seulement en parler, mais assumer leurs désirs, si elles n’étaient pas si préoccupées par ce que le reste du monde va penser.

Y’a ceux qui voient ça comme un défi.  Ils en profitent pour mettre leur ligne à l’eau.  Vantent les mérites de l’expérience.  Tite-fille-tu-sais-pas-ce-que-tu-manques.

Y’a celle qui dit whatever.

Y’a ceux qui se rappellent uniquement d’une dizaine de textes sur plus de six cent cinquante.  1.5% sonne désormais comme une fixation et ils sont convaincus que je viens de faire fuir l’homme de mes rêves, parce qu’on sait bien que l’homme de nos rêves est toujours un grand insécure effarouché devant la femme qui désire.  La femme ne désire pas, son rôle se limite à être désirée.

Mais y’a celle qui pense encore que dans un monde idéal, son homme aurait entre 28 et 36 ans.  Tant qu’à faire, elle pense aussi qu’il serait amoureux d’elle, beau, grand, sans enfants, cultivé, drôle, non-fumeur et il aurait un cheval noir (parce que le blanc, c’est salissant).  Elle exagère, c’est sûr. 

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7 réflexions au sujet de « De la nature des désirs [et des bien-pensants] »

  1. J’adore ta ligne de pensées. Je t’appuie sur une bonne partie de ta réflexion. Au diable ce que les autres peuvent bien penser, on a une seule vie à vivre, aussi bien en décider soi-même de ce qu’on veut en faire. Assumons nos choix de vie tout simplement.

  2. Y’a ceux qui pensent que des fois, c’est ben tannant qu’il y ait des «ceux» et des «celles» qui trouvent que tu fais quelque chose de mauvais quand tu ne fais pas comme tout le monde. Les gens finissent par ne plus être eux-même à essayer de suivre la société…

    À plus tard, je dois aller laver mon cheval blanc.

  3. L' »ordre naturel » des choses est une notion qui a été inventée dans un temps où les conflits sociaux se résolvaient dans la violence et l’arbitraire. Le pouvoir était entre les mains des hommes, le plus souvent célibataires et sans descendance. Pour l' »ordre naturel » on a sacrifié des milliers de femmes et autres dissidents.

    Tous des gens qui avaient décidé de penser par eux-mêmes, à l’encontre des énoncés ex-cathedra des chapelles et des églises.

    Quand « désirer » est devenu possible, pour les femmes, en-dehors des cadres établis, en-dehors, autour, au centre, n’importe où! là il s’est passé quelque chose.

    Cet été, trois femmes ont été balancées, par un père et son fils, dans la rivière pour avoir rêvé un autre possible que celui qui était défini d’avance. Pas au Soudan, au Canada…

    Tout à fait juste que vous parliez de « conflit d’intérêt »…

    Les Féés ont encore soif, pour moi…

  4. Ben moi, une fille qui ne désire pas ne m’apparaît pas désirable, c’est une « poupée gonflable » tout au plus…

    Vive le désir !

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