Oublie-moi […ou bien ne m’oublie pas]

J’écris moins depuis plusieurs mois.  Je ne sais pas trop comment ça a commencé.  En fait oui, je sais.  Mais ça a continué et ça, y’avait aucune raison.  Je parcours les archives des derniers mois et je vois les trous s’agrandir comme des mailles qui filent, qui rayent les jours laissés en blanc de ma mémoire.

J’étais en train d’oublier que chaque jour, oui, absolument chaque jour, il se produit quelque chose qui vaut la peine d’être écrit.  Même (surtout) si j’ai l’impression que ça ne fait du sens que pour moi.  Le plus beau de l’affaire est là : le sens se transforme à l’infini.  L’écriture est un lieu sans mensonge et sans vérité.  Un lieu qui me forme et me transforme depuis plus de trois ans.  Un lieu qui m’apprend à ne pas m’oublier.

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I don’t want no one to squeeze me [they might take away my life]

MlleV : Il est vraiment sympa, on s’entend bien …
Amie : wow!
V : Non, mais t’emballes pas, il veut rien de sérieux là
A : Ben c’est super ça, c’est exactement ce que tu cherches aussi non???
V : Ben je sais pas, je sais plus, des fois je me dis que je serais prête pour plus…
A : [regard catastrophée] ding ding ding alarme, tu vas trop vite là!!!!
V : non, NON !!!! J’ai pas envie d’être sérieuse avec LUI !!!!!!
A : ?????
V : J’ai envie d’être sérieuse…  avec personne en particulier…

***

C’est un début! Non???

V day

Post secret est depuis quelques années maintenant, ma tradition du dimanche matin.

Je n’ai jamais vraiment fêté la St-Valentin, même quand j’étais en couple.  Mais j’ai toujours fêté le 14 février, puisque c’est la fête de la personne qui a le plus grand coeur que je connaisse.  Bonne fête petit frère xxx

De l’écriture automatique

Pour ceux qui voudraient s’y risquer, c’est ici

Ma première tentative:

Impossible de lui confier le lourd secret qui hante ma mémoire.  Ce serait comme lui remettre un double de ma clé.  C’était un autre de ces passages à vide qui préfigurent l’orage, imitant le râle presque éteint de la bête qui agonise.  Le dernier murmure de la peau délicate du temps avant la victoire du monde des ombres.  Un regard suffit à provoquer le frisson d’extase ou la mise à mort des sentiments.  Comme un souffle chaud, brulant, s’infiltrant sous la soie de l’âme. Son chant se faisait entendre jusque dans mes rêves.  La violence des mots, en brisait les fenêtres. Tout autour, les soupirs presque inaudibles de la nuit.  La rupture des sens n’apportait plus de plaisir.

He’s gonna mess me up [don’t you dare]

T’étais où tout ce temps là?

Je sais bien que tu me diras que t’étais juste là sous mon nez, disponible, accessible, tout prêt pour moi, mais je n’ai rien saisi avant maintenant.  Ce n’est pas un hasard ni une coïncidence.  C’est un synchronisme parfait.  Le moment où tout fait enfin un sens.  Un matin gris, ta voix s’est rendue jusqu’à mon oreille, celle qui est sous la peau.  Ta perfection me coupe les jambes, me prend au ventre et m’hypnotise.

J’aime les coups de foudre que me procure la touche random de mon i-pod.

You can’t deny you want a happy ending

D’une liste que j’avais, j’ai supprimé tous les si, les quoique, les jamais et les jamais plus.  Et puis, tant qu’à faire, même les peut-être.  Il n’y a rien de plus rassurant que de s’entourer de fantômes.  C’est la meilleure façon d’oublier que le cœur ne bat plus.

J’ai chassé tout le gris.  Certains croiront qu’il ne reste que le noir et le blanc.  C’est faux.  Il y a le vide aussi.  Celui qui est nécessaire pour voir apparaître les interstices.  Les failles encore microscopiques d’où sortiront un jour, ou me connaissant, plus probablement une nuit, mille et une couleurs électriques.