Le diable est dans les détails

Je n’ai pas d’image nette de toi.  Lorsque je ferme les yeux, je n’arrive pas à me rappeler les traits de ton visage.  Trop d’informations, trop de données cruciales à saisir d’un coup pour pouvoir ensuite les assembler d’une façon cohérente.  Même juste à côté, tu es tellement intolérablement loin que tu en deviens trop proche.  Flou artistique.  Mes perceptions se décomposent en de minuscules fragments qui viennent se glisser directement sous la peau.  D’une fois à l’autre, comme une idiote, j’oublie la couleur de tes yeux.  Je remarque d’abord le cercle noir, plutôt élargi, de ta pupille qui fait graduellement place non pas au brun pétillant que j’ai imaginé, mais à un bleu très sombre et profond qui me surprend, mais que j’oublie aussitôt pour mieux revivre la surprise au prochain regard.  Pour garder vivante cette sensation troublante de trouver quelque chose chaque fois que j’y plonge.

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