How I loved the man [Nobody knows, body knows]

On s’habitue
À ne rien prendre, à ne rien donner
Comme la marée
Avance d’un pas, recule de dix
On glisse sur la surface
Puis on s’efface
On lance un jet, insaisissable, qui se fond dans l’air
Suivi d’une vague qui fracasse le rocher, sans laisser de marques
Une danse sur laquelle on n’a aucune emprise
Qui érode doucement

Jusqu’au jour où on s’infiltre
Les yeux fermés
Traçant un chemin inconnu vers le port
Suivant une veine trop forte, trop vite
Le corps qui sait
Bien avant tout le reste
L’oreille et la bouche qu’on voudrait poser sur son cœur qui bat (ou pas)

Mais les voiles restées en travers de la gorge
Dans un silence assourdissant

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3 réflexions au sujet de « How I loved the man [Nobody knows, body knows] »

  1. Me suis senti devenir un peu poreux moi en vous lisant, juste pour laisser infilter ces mots qui vous sonnent l’âme… D’une grande beauté Miss V. Merci

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