De la mémoire du corps

J’étais étendue sur le divan, par manque d’envie d’aller tout de suite au lit.  Je venais tout juste de rentrer, encore une fois à pied malgré l’heure tardive et en prenant bien soin de passer par le chemin le plus long.  J’ai baissé les yeux pour oublier un instant où j’étais, pour oublier la fin.  Dans le noir de l’appartement, je sentais encore sur ma peau la brise du vent et les rayons du soleil.  Les sensations de la journée semblaient inscrites, enregistrées et rejouées encore et encore.  Les empreintes de tous ces frôlements légers me revenaient par vagues successives, comme pour me rappeler que parfois il n’y a rien et pourtant, tout y est.  

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