You’re what happens when two subtances collide [and by all accounts you really should have died]

Il y a l’avant, et l’après.  Au milieu, l’instant, le point de non-retour.  Un poing, un nœud d’incompréhension totale.  La perte des repères et le mensonge qui crève les yeux, révélé dans l’horreur froide déposée sur ton front.  La violence la plus crue, la plus folle et la plus imprévisible.  La plus sournoise aussi, puisqu’elle ne laisse pas de traces.  Tellement que tu l’oublies.  Tu t’oublies.  L’onde de choc qui aurait du te secouer une fois pour toutes te figes plutôt dans la peur et t’endors dans ton ombre.  Et tu vis pendant des années sans y penser, comme si cela n’avait jamais existé.  Tu te lèves, tu manges, tu travailles et tu dors.  Parfois, même, tu fais l’amour avec lui.  T’es plus là et tu ne sais même plus pourquoi.

Puis un jour, longtemps après tout ça, la mémoire te reviens.  La honte qui t’avales et te noies te fait encore plus mal que tout le reste.  Plus que le geste, la figure imposée, c’est ta propre réaction que tu ne comprends pas.  Que tu ne te pardonnes pas.  Ta colère contre toi-même achève le cycle amorcé.  Le loup n’a même plus besoin d’exister pour te dévorer.

Il faut du temps, tellement de temps pour être capable, à nouveau, d’un geste d’amour juste pour soi.  Quelque chose de si simple, comme de pouvoir se dire que peut-être, juste peut-être, qu’oublier était la seule façon de survivre à tout ça, pour un temps.

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5 réflexions au sujet de « You’re what happens when two subtances collide [and by all accounts you really should have died] »

  1. Mais n’est-il pas le loup? Peut-être s’est -il parfois trompé sur les moutons qui ne font que lui cracher dans le dos…

  2. Ici, il n’a jamais été question du loup. Il ne m’intéresse pas. C’est plutôt son ombre, la trace laissée que je documente parfois. Partout, il n’est question que de moi. Vous ne me connaissez pas. Je ne vous connais pas non plus, mais je sais que vous ne savez rien. Par exemple, vous ne savez pas qu’on ne crache pas sur une bête qui tient une hache contre votre front. Entre vous et moi, je ne crois pas que cela servirait quelque cause que ce soit.

  3. Vous avez de si intrigantes métaphores. J’aimerais bien rencontrer une bête qui se ballade avec une hache.

  4. La réalité dépasse toujours la fiction. Les métaphores ne sont pas toujours celles que l’on croit et les haches sont disponibles dans toutes les bonnes quincailleries.

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