All the young dudes [le voisin]

Il y a deux ans, mon voisin d’en bas était un type cool.  Un grand brun barbu un peu bûcheron toujours relax et sympa qui me plaisait bien.  On se disait bonjour dans l’escalier, on se souriait à l’épicerie du coin.  On se croisait sur le pallier, en retard le matin à neuf heures moins dix ou après la walk of shame de deux heures du mat.  Souvent, peu après avoir refermé la porte à clé, j’entendais sa guitare filtrer doucement les murs.  Quelqu’un d’autre aurait peut-être pété le plombs d’entendre de la guitare à deux heures du mat, mais j’avoue que j’aimais ça.  Ça me berçait un peu dans mes insomnies prévisibles.  Une présence diffuse qui fait qu’en quelque part, malgré le vide de l’appartement, on se sent soudainement moins seul au milieu de la nuit.

Puis il y a un peu plus d’un an, en revenant d’un long week-end à l’extérieur, le vent du changement s’est d’abord manifesté par une odeur excessive de propre au citron mêlé d’odeurs de peinture qui m’est monté au nez (et à la tête) sur le pallier commun.  La chaise de cuisine et les bouteilles de bière vides qui étaient sur son balcon arrière depuis un party deux mois avant avait fait place à une petite table neuve avec deux chaises.  Il y avait une plante verte, une balconnière de fines herbes et même, une corde à linge.  C’était clair, j’avais hérité de nouveaux voisins pendant le week-end.  Je n’ai plus jamais entendu de musique ni de guitare en provenance d’en bas.  J’avoue que ça me manque un peu.  Plus de gang de gars qui crient pendant les match de hockey le samedi soir (ça me faisait sourire).  Plus d’odeurs de tabac ou de bouteilles de bière vides qui trainent.  Les vidanges sont toujours sorties à temps et les sacs ne sont plus jamais éventrés sur la galerie d’en bas (ça, j’avoue, ça me manque pas vraiment).  À ce jour, je n’ai pas encore croisé mes nouveaux voisins, maintenant plus si nouveaux.  J’imagine que nous n’avons pas les mêmes horaires.

La semaine dernière, au détour d’une conversation avec la voisine d’à côté, j’ai appris que j’ai toujours le même voisin.  Seulement, sa copine vit avec lui depuis l’été passé.

Life changing experience, I guess…

Publicités

4 réflexions au sujet de « All the young dudes [le voisin] »

  1. Et bien, quand on parle du loup, du lion ou de l’ours… Si j’avais su! Il suffit parfois d’écrire un billet sur quelqu’un pour le voir apparaître sur le pallier le lendemain!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s