Will you still love me [when I’m eighty-four]

Un petit souvenir de mes vacances à Vancouver l’été dernier
Un genre de petit bonheur instantané à regarder…

Si jamais je trouve l’homme de ma vie, j’espère bien qu’on ressemblera à ça un jour :)

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My head is full of ideas [that I haven’t thought of yet]

Avoir envie d’écrire quelque chose.  Mais peut-être aussi, ne pas avoir envie de donner.  Donner à lire, donner à rire, donner à pleurer, donner à juger, donner à toucher, donner à blesser, donner à penser, sans penser, sans savoir, donner des bonbons ou des munitions.

L’impossibilité de n’écrire que pour soi.  Parce que nécessairement, l’écriture est un geste qui sort de soi.  Qui a une indépendance, une existence qui échappe au contrôle.

Écrire.  Abandonner.  Transformer.  Céder.  Laisser une histoire devenir autre chose.  La séparer de soi.  L’authentifier et la renier d’un même jet.  En portant ma voie.

Ne pas écrire.  Laisser vivre les mots en soi.  Jusqu’à ce qu’ils s’étouffent ou se taisent.  Emportant ma voix.

Penser à tout ça encore un peu.

I’m a late bloomer, baby!

De l’opportunisme [et du fait que je suis pas tombée dedans étant petite]

Au lendemain de la seule tempête de neige qu’on a eu de l’hiver, je suis sortie armée de ma pelle pour aller dégager la voiture.  Ça ne faisait pas deux minutes que j’avais commencé qu’un beau grand géant sorti de nulle part m’aborde en anglais (comme quoi, rien n’est parfait).

Oh! If you want, I can do it for you!

Comme je suis particulièrement niaiseuse, c’était pour moi juste impossible de lui tendre ma pelle et de lui dire merci en battant des cils.  Mais bon, je l’ai remercié de son offre arguant que c’était ma séance de gym du jour (ce qui est un peu lame vu que j’ai pas mis les pieds dans un gym depuis au moins 2 ans) et que ça avait toujours l’air pire que c’était réellement (ce qui est un peu vrai, au fond).

On a continué à jaser tout en travaillant, comme sa voiture était finalement garée juste derrière la mienne.  Il a demandé si c’était toujours comme ça l’hiver à Montréal.  Comme ça, faisait référence au 30 centimètres qui venaient de tomber et aux voitures stationnées en diagonales partout ce qui donnait aux rues un air joyeusement bordélique.  En remarquant sa plaque d’immatriculation du Maryland, je lui ai servi le traditionnel non, d’habitude, c’est pire, sans savoir que j’aurais, pour une fois, absolument raison.  Alors il m’a confié qu’il avait passé toute son enfance en Russie mais qu’après bien des années à vivre à Washington, il avait perdu l’habitude, mais qu’il était heureux de s’installer à Montréal, et bla bla bla…

Et puis, à un moment donné, n’ayant plus rien à pelleter, il a bien fallu partir chacun de notre côté.  Et c’est ce soir là, comme par hasard, que j’ai décidé d’entreposer ma voiture chez mon frère pour les « pires » semaines de l’hiver.  Tsé, des fois qu’il tomberait encore de la neige et des occasions de jaser avec des beaux grands garçons serviables…