And life is like a song [not]

Non j’ai pas une playlist pour ça.

Toi, t’en a une playlist juste pour ça?  Une toute pensée, avec les bons rythmes pour les bons moves, pis les enchaînements?  On fait quoi avec les enchaînements?  C’est complexe quand on y pense.  Mais qui prend vraiment le temps de penser à ça?  Tsé au point de créer une foutue playlist juste pour ça.  Une question comme ça, une fois qu’on l’a, on la nomme comment cette playlist là?  C’est ridicule.  Et louche.  Faque j’en ai pas de playlist juste pour ça.  Je vis dangereusement, tsé.

Alors ça donne l’histoire de la fois où j’ai eu envie d’avoir une trame sonore pour mettre un peu d’ambiance avec ce gars là que je commençais à fréquenter.  J’ouvre iTunes, mais comme j’ai plus urgent à faire et que je veux pas trop perdre de temps avec ces niaiseries là, je sélectionne en vitesse un truc qui se prête à ça, je règle la touche Genius, j’en ai pour 6,8 heures, ça devrait suffire (j’espère).

Et ça se passe bien.  Vraiment bien.  Jusqu’au moment où le silence retombe comme la tête, lourde, sur l’oreiller.  Épuisés, le souffle encore court, zéro envie de parler (j’suis comme ça).  Et là, j’aurais pu écrire qu’on a tendu l’oreille pour percevoir enfin la musique, sauf qu’on a pas eu besoin de tendre l’oreille.  C’est parti deux trois coches plus haut que tout le reste et je jure que je sais pas comment ça s’est retrouvé là.  Une soundtrack de film peut-être?  On a d’abord éclaté de rire.  Puis, de gêne.  Et de rire encore.  Et enfin, le malaise en écoutant vraiment les paroles.  Le plus mauvais timing du monde.  Freak.

Au cas où quelqu’un se demanderait, je l’ai jamais revu…

.

.

.