I run to not fall and I can’t breathe [around you]

J’avais oublié ma place et l’ordre naturel des choses.  J’avais oublié ma peau trop mince et fragile.  Parce que c’était bon et parce que j’ai cru pouvoir jouer le rôle que tu m’as donné, jusqu’au bout, jusqu’au moment où rien ne va plus. M’étourdir jusqu’à cet instant où la musique s’arrête et les chaises sont prises.

Le sentiment d’être nulle part vraiment à ma place.  Décalée, décentrée.  Retourner discrètement dans l’ombre plus confortable que les mille et un soleils de tes nuits.  Se conforter de noir, de gris et d’absence.  Embrasser le recul et la distance qui me permet enfin de regarder l’ensemble, d’isoler les détails et le diable.  D’observer avec détachement les papillons de nuits se fondre dans ta petite flamme.

Comprendre qu’il y a ceux qui comme moi sont faits pour voir la vie, comme d’autres sont faits pour la vivre.

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