De celle qui porte la victoire [rien n’arrive pour rien]

«La « victorieuse » !  Par ma lecture des épopées du Moyen Âge je sais que de tels noms ou dénominations veulent souvent dire le contraire.  Une « victorieuse » est donc d’emblée une « perdante ».  Le secret des épopées, quand pour une fois l’aventure se termine bien, c’est que la « perdante » devient vraiment la « victorieuse », et quelle victorieuse !  Appelée ainsi pour que ou parce qu’elle pouvait ou devait le devenir dans la réalité.  Devenir victorieuse, c’était, pour la perdante de l’heure, sa destinée !  Et dans l’intervalle, se tend peut-être l’arc de l’aventure. »

Par une nuit obscure, je sortis de ma maison tranquille, Peter Handke

Publicités