Marginalia [the book of silence, part III : twittering birds]

Éternel dimanche après-midi, soleil plombant, ciel sans nuage. Le livre de cette histoire qui n’en n’est pas une est refermé sur mes genoux. J’ai mis mon cell en mode silence après ton dernier message. La conversation est un art qui s’est perdu et ne reste plus que ces monologues en alternance, d’un ennui, mais d’un ennui que même les images ne parviennent plus à réveiller.

Je ferme les yeux, attentive aux sons de la ruelle. Les enfants des voisins ont grandi et je n’entends plus leurs jeux. Ils n’y a que les oiseaux qui se répondent, d’un arbre à l’autre, couvrant presque le bruit du boulevard Rosemont. Piaillement intense qui surprend toujours, parce qu’il reste essentiellement invisible et qu’on l’oublie, au centre de la ville.

Une ombre est passée au dessus de ma tête, puis un silence impressionnant, absolu, pendant de longues minutes. Buteo jamaicensis, a pris possession du ciel et de l’espace sonore en décrivant de larges cercles planés au dessus de la ville. Je ne l’ai pas quitté des yeux, magnétisée.

Et j’ai pensé que je n’avais finalement pas besoin de tous ces piaillements incessants pour meubler mon espace-temps. Seulement de ta forte présence, pour partager mon silence.

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Marginalia [the book of silence, part I : the « lost in translation » lover]

Isn’t it strange how we see things and ourselves and how we express it in a way that other people don’t ever really get? Of course, you will have a wrong idea of me and I’ll be absolutely mistaken about you and we will play (until we don’t) or we’ll eventually decide that it’s fair enough.

Whatever.