After he took from you everything he could steal [How does it feel?]

Samedi matin je devais partir trop très tôt de chez moi pour aller passer la journée chez mon frère, question de jouer à la babysitter avec les deux petites filles les plus merveilleuses du monde.  Vers les 7 heures du matin, je me pousse donc péniblement en bas du lit.  Je me prépare en vitesse et encore plus ou moins endormie, je traverse la ruelle à l’heure où le chat de la voisine rentre chez lui (oui oui, chez lui, pas chez elle) pour me rendre à ma voiture.

C’est là que le sang m’a fait un tour.  C’est le bordel dans l’auto.  Des papiers qui trainent partout sur les sièges et au plancher.  Le coffre à gants et l’appuie bras, vidés de leurs contenus, tout grands ouverts.  Maudits voleurs!  Encore.  Je ne laisse jamais rien qui a de la valeur dans la voiture, mais ils ont quand même trouvé moyen de prendre mon merveilleux adapteur pour i-pod en plastique blanc ultra moche qui vaut un gros 15$ chez canadian tire ou 9.99$ si on est assez chanceux pour tomber la semaine du mois qu’il est en spécial.  Bon.  Au moins, ils n’ont pas cassé de vitre pour ça.  Ils ont été assez fins pour pas faire de marques non plus, peu importe la méthode qu’ils ont pris pour ouvrir les portes.   Parce que c’est impossible que les portes aient été laissées déverrouillées.  Je suis le genre de freak qui vérifie 10 fois pour être bien certaine.  Ce qui servait d’étui à l’adapteur, une superbe Ford focus 2001 couleur sangria (fraichement repeinte, gracieuseté de papa) ne les intéressait pas.  C’est presque insultant ça non?  Mais enfin, insultée, je l’étais déjà suffisamment.  Ils se sont assis dans ma voiture, ont touché mes papiers, le miroir…  Est-ce qu’ils se sont bien essuyés les pieds avant de monter???  Non mais on sait pas!!!

Arrivée chez mon frère, on a fait le tour des portes de la voiture pour s’assurer encore une fois qu’il n’y a pas de dommage.  C’est des pros qu’il dit.  Ouais, des pros mon œil, tout ça pour une cochonnerie à 15$  C’est tellement stupide.  Il me fait : Ouais, mais p’être qu’ils lisent ton blog, t’avais juste à pas dire que c’était l’achat de l’année…  Bon, on s’entend que l’achat de l’année, ça fait pas le vol de l’année.  Enfin, dans le sens où on espère que ça sera le seul, peut-être…

Parlant de vol de l’année, en fin de journée, mon père est venu nous rejoindre pour l’écoute du match en famille.  À peine débarqué de sa voiture, il me dit : Fille, comment ça se fait que ton hood de char est mal fermé???  Ah ben maudit.  Y’ont vraiment essayés de partir avec finalement…

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De la fille à son père

«T’es ben pareille comme ton père.»  C’est ce que ma mère répète tout le temps, probablement pour s’expliquer le fait qu’on soit aussi différentes, elle et moi.  Elle a raison.  Bien sûr, on n’a pas les mêmes intérêts, ni les mêmes goûts, on ne pense pas de la même façon, on est même souvent en contradiction (surtout au sujet de Guillaume Latendresse), mais lui et moi, on est pareil.  On porte la vie qui s’exprime par en dedans.

*****

Je sais pas si vous avez vu cette pub McDo du père qui dit à sa fille : «Si t’étais un gars, ça serait qui ma petite fille?»  C’est vrai qu’elle peut paraître choquante.  En fait, je la trouve surtout anachronique.  Je pense que la plupart des pères de familles d’aujourd’hui sont à des années lumières de ça.  Mais moi, je revois un peu mon père là-dedans.  Un homme élevé comme on élevait les hommes il n’y a pas encore si longtemps.  À coup de : Sois grand, sois fort, tais-toi, travaille, pleure pas.  Un homme un peu perdu dans un monde transformé, féminisé.  Un homme qui voudrait bâtir un pont entre lui et sa fille, sans trop savoir comment s’y prendre.  Un homme plein d’une maladresse touchante.

*****

Et les ponts qui mettent des années à se construire, un jour, sont là.  Il n’y a pas de passage direct entre ceux qui s’expriment par en dedans.  Il n’y a pas de mots non plus.  Que des gestes.  Enfin, oui, je triche.  Il y a quand même un peu de mots.  Quand on parle de hockey, ou quand il parle de mon char.

— V, j’ai une bonne nouvelle, je t’ai trouvé des beaux mags pour ton char.
— Euh… des mags pour mettre sur ma vieille focus 2001?
— Ben oui, comme ça au printemps, je vais pouvoir t’installer tes pneus ici dans cour, t’auras pu jamais besoin d’aller au garage et de payer pour faire ça!  Je vais pouvoir faire tout tes changements de pneus maintenant!!!

Il y a quelques semaines, donc, il a posé mes pneus d’été.  Montés sur des mags rutilants.  Il a vérifié toute la mécanique, parce qu’il sait que j’y connais foutrement rien.   Puis, il a lavé mon char (attisant ainsi au passage la jalousie du frère).  C’est comme ça qu’il a aussi remarqué les nouvelles scratchs.  Il a une mémoire phénoménale pour les scratchs de char.  Il mélange tous les prénoms des membres de la famille, mais les scratchs de chars, on ne lui en passe pas une.

— V, celle là était pas là la dernière fois!  Qu’est-ce qui est arrivé cette fois-ci?
— Euh…

Puis, un peu plus tard, je me suis rendue compte qu’il était parti se promener « en ville » avec mon char.  Ce qui est probablement un supplice un peu honteux pour lui, étant donné que je roule en vieille Ford.  Ouais, il est presque aussi orgueilleux que moi, mais apparemment pas pour les mêmes trucs.  Quand il est revenu, j’ai vu qu’il avait acheté des nouveaux essuie-glaces.  «Fille, tes autres étaient rendu dangereux, là avec ceux là que je viens de t’installer, ça va être beaucoup plus sécuritaire.»  Quand je suis repartie pour Montréal, j’ai vu qu’il en avait aussi profité discrètement pour refaire le plein d’essence.

On s’est reparlé au téléphone le lendemain (j’imagine que Latendresse venait de rater un filet ouvert…)

— Pis, au fait, comment ça roule avec tes nouvelles roues?
— C’est vrai papa que ça roule « plus doux » !!!

Ok.  Pour être honnête, j’en sais rien, mais je sais que ça lui a fait plaisir que je dises ça.  Et j’ai ajouté : «Pis là, en te parlant, je suis à côté de la fenêtre du salon, je vois mon char stationné dans’ ruelle, pis je te jure que ça look vraiment, avec des mags, une focus 2001.  Éclat de rire général.  Je sentais toute sa fierté.  Mais surtout, je sentais que tout ça, ça veux dire je t’aime ma petite fille.

Je t’aime moi aussi, papa.

Les Preuves d’amour [2]

Ma peau frissonne sans relâche, je sens la fièvre qui monte, j’ai la gorge nouée, je suis exténuée.

Mais c’est juste la preuve que j’ai passé beaucoup de temps de qualité avec mes nièces, qui savent être irrésistibles même quand elles sautent du lit en éclatant de rire à 6h30 le samedi matin.  Je ne sais pas comment elles réussissent ça, mais elles peuvent être cute avec la morve au nez, quand elles me pètent dessus, me tirent les cheveux ou me fichent un doigt dans l’oeil.  Et je les adore même quand elles me filent un virus de grippe infect.  Si c’est pas de l’amour ça.

Les Preuves d’amour

J’avais noté une citation quelque part ici, qui disait que l’amour n’existe pas, que seules les preuves d’amour existent.  Forcément, puisque l’amour est intangible.

Je connais quelqu’un qui va recevoir une belle preuve.  Mon frère emmène sa blonde passer le week-end à New York, pour célébrer ses trente ans.  Il est cool mon frère hein?

Bon, il y a plusieurs sortes d’amour.  Ça s’adonne donc que moi, par ricochet, je vais faire du baby-sitting vendredi soir ET samedi soir.  Je suis cool hein?  Ouin, bof.

Lettre à Lauralie

Tu sais, j’ai tout plein de photos de toi, toutes plus mignonnes les unes que les autres.  Mais c’est celle là que je préfère.  Celle où tu me fais les gros yeux méchants, parce que tu viens à peine de te réveiller de ton dodo d’après-midi, et que tu te demandes un peu c’est qui déjà celle là, avec ses lunettes de soleil et son appareil photo, qui est trop contente de te voir.  J’te trouve tellement belle.

Des fois, j’ai l’impression que je suis née un peu en même temps que toi.  Non, pas la première fois, mais la deuxième.  Ça fera un an dans quelques jours.  Ça va tellement vite.  Il me semble que c’est hier que ton papa, mon petit frère à moi, me demandait d’être ta marraine, et que ta maman a pris ma main pour la mettre sur son ventre pour que je te sente bouger.  T’as donné un coup de pied, mais moi je dis que c’est comme pour tes gros yeux, c’est de la frime tout ça.  Parce qu’au fond, je sais que tu sais déjà que nous deux, c’est aussi pour la vie.

On est du même sang.  Y’a des signes qui trompent pas, sur les liens, les ressemblances qu’on a, toi et moi.  T’es toute calme, contemplative et réservée.  Tes sourires, ta confiance, c’est des trucs qu’on doit gagner.  Si tu savais à quel point je me sens privilégiée quand enfin, tes petites joues se retroussent vers le haut, que tu tends les bras pour que je te prenne et que tu colles ta tête doucement sur mon épaule, pour faire un câlin, ou pour t’endormir.  Chacun de tes abandons sont des victoires.  T’as la même rosette que moi, sur le côté droit de ton petit front, et la même petite veine, qui y est toujours visible, sous la peau mince.  Comme moi, tu ne seras probablement jamais très grande, et tu ne marcheras sans doute pas avant tes 14 mois.  Paraît aussi que tu fais la même grimace que moi quand on veut te faire manger des fraises.  C’est dans ce temps là que tes parents et tes grands-parents t’appellent de mon prénom.  J’aime autant te prévenir tout de suite, être difficile, ça complique drôlement la vie…  Alors,  fais-moi confiance là dessus, c’est vraiment pas la peine de vouloir m’imiter en tout.

Pour finir, il y a un autre truc que j’aimerais que tu saches.  C’est à quel point t’es importante pour moi.  À quel point le fait que tu existes me rend heureuse, me permet de vivre avec l’idée que peut-être,  si la vie continue comme ça, je ne te donnerai pas de cousin ou de cousine.  Parce que tu es là, avec une toute petite minuscule fraction de moi en toi.  Et que je t’aime très très fort.

 

Prise d’otage [discussion mère-fille]

Maman : Alors tu viens pour le souper de famille samedi soir?

Mlle V : Je voudrais bien, mais c’est que la voiture est encore prise en otage dans la ruelle, je sais pas encore si je vais pouvoir la sortir de là.

Maman : Ouin j’avais pensé à ce problème là alors j’ai déjà parlé avec ton frère et il pourrait te descendre à [ville natale de Mlle V] vendredi soir après son travail.

Mlle V : Euhhh… Mais c’est pas samedi soir là ton souper???

Maman : Oui Oui, mais là, tu m’avais dit que tu faisais rien de spécial en fin de semaine…

Mlle V : Hum… [ça c’est juste parce que c’était le meilleur moyen de ne pas me faire poser de questions indiscrètes… t’es bien avancée là, championne]

Maman : Faque tu coucherais à la maison samedi soir aussi, et dimanche on irait te reconduire en fin d’après-midi*.

Mlle V : Hum-mmm [ok, alors y’a pas juste ma voiture qui va être en otage…], ouin, je sais pas, en tout cas, je vais regarder ce que je peux faire pour dégager l’auto pendant la journée de vendredi et on se rappelle…

*Connaissant ma mère, ça va se transformer en après le souper

Ok, j’avais rien contre le souper de famille du samedi, même que ça me tentait, mais là, un souper qui se transforme en presque 3 jours sans qu’on me demande mon avis?!?

…Si j’avais besoin d’une motivation pour pelleter, je pense que je viens de la trouver.

*****EDIT*****

J’ai réussi à planter 3 coups de pelle. En gros, y’a une ceinture d’une hauteur de 3 à 4 pieds de glace autour de mon carrosse et mes pelles de plastique font pas le poids. Pendant ce temps là, évidemment, mon superbe voisin, chevauchant son jeep comme un étalon noir surmontant les pires avaries de mère nature, m’a fait un sourire magnifique en passant à deux pouces de moi et de l’otage en question…

Ensuite, j’ai eu mon père au téléphone. Lui aussi il sait organiser les choses pour sa fille. Comme une séance de pelletage intense avec pelles d’acier pour demain matin. Nous vaincrons!
My heart belongs to daddy…

Histoires de hockey

Tout ça a commencé quand ma mère a acheté une paire de billet pour aller voir un chanteur quétaine. Mon père (pas fou) a trouvé le moyen de se faire offrir une paire de billet dans les rouges, pour le CH, le même soir. Évidemment, le frangin, trop heureux, s’est trouvé à profiter du billet supplémentaire.

C’est là que les choses se corsent. Ma mère voyant le père et le fils sortir ensemble s’est dit tout bonnement qu’elle inviterait sa fille à l’accompagner au spectacle… Le frère et se père se marrent à l’avance, mais la fille a réussi, contre toute attente, à éviter le piège tendu sans trop de dommage.

*****

Un mois passe. Un samedi après-midi où je m’emmerdais royalement, msn me sauve. Je discute avec un copain qui en direct d’un bar du quartier, était supposé travailler sur des textes. Finalement il n’a pas dû travailler très fort… J’ai besoin de compagnie, il a besoin d’une invitation à souper. J’ai deux problèmes : 1) J’ai pas fait l’épicerie (encore!) et 2) c’est un soir de hockey et je n’ai pas RDS.

Le premier problème n’est pas vraiment un problème, parce que devant mes talents de cuisinière, les hommes préfèreront toujours la pizzeria à mon rosbif. Je peux pas croire que je vais vous raconter ça, mais le deuxième problème se règle aussi très facilement, à même la télécommande, quand on a un forfait 20 chaînes à la carte avec le diable (bof, lui ou un autre…). Bon, avant de sauter aux conclusions trop vite et de vous dire, non mais quelle fille pathétique cette Mlle V, rendue à attirer les hommes chez elle à coup de pizza, bière et hockey, et bien disons pour la pizza, qu’il fallait bien qu’elle soupe elle aussi (vous suivez pas là, elle avait pas fait l’épicerie!), que la bière devait être sur le point de passer date, vu qu’elle n’en boit pas (c’est pas beau gaspiller et les petits éthiopiens aimeraient bien ça boire de la Molson Dry eux autres avec) et que RDS, ben elle avait l’intention de modifier son abonnement A) pour faire plaisir à son père qui ronge les murs quand il est en visite chez elle un soir de hockey B) pour pouvoir regarder Roger Federer bouger C) Non, y’a rien à faire, elle est vraiment pathétique D) Toutes ces réponses.

*****

Quand on regarde un match de hockey en compagnie d’un fanatique, il ne faut pas s’étonner du fait qu’il prend la télécommande bien en main, et revisionne à volonté les meilleurs jeux, qu’il analyse jusque dans les plus fins détails en disant:  » Regarde! As-tu vu ça? » Même si tu l’a vu, tu t’en sauves pas, tu vas le revoir 8-10 fois en boucle. Il faut seulement sourire et simuler un peu d’intérêt. En gros, il y a juste deux erreurs à ne pas commettre 1) Il faut toujours démontrer un minimum d’enthousiasme quand la sainte équipe marque un point 2) Il ne faut jamais dire qu’un joueur de la sainte équipe est nul quand il manque un filet ouvert. Seul l’amateur éclairé peut discuter du talent d’un joueur. Le vrai amateur sait faire taire tout commentaire impertinent (lire défavorable à la sainte équipe) d’un simple regard dissuasif. Pour finir, Avouez candidement que l’on apprécierait sûrement davantage le match si on était sur place dans les gradins plutôt que dans le salon, ça paraît bien. Mais on se fera répondre que les filles qui n’aiment pas le hockey aiment toutes assister aux matchs, mais que les vrais amateurs préfèrent la télé, à cause de la télécommande et des reprises de jeu à volonté.

*****

Je suis issue d’une famille de fous passionnés de hockey et moi, je ne m’y suis jamais vraiment intéressée. J’imagine que c’est relié au fait d’avoir fréquenté les arénas de force pendant toute mon enfance, parce que mon frère jouait et d’avoir entendu mon père crier dans le salon tous les samedi soirs (et là je vous parle pas de l’émission de ligne ouverte Les Amateurs de Sports, religieusement syntonisée à l’heure du souper). Oui, mon enfance est pleine de traumatismes comme ça. J’ai jamais fréquenté de fans de hockey. J’ai pas fait exprès, c’est arrivé comme ça. Je ne sais pas si ça peut aussi expliquer le fait que mes chums ont toujours eu l’air louche aux yeux de mon père… Bon, peut-être pas.

*****

Un mois passe. Discussion familiale.

Papa : (s’esclaffant, sous le regard légèrement réprobateur de maman) Pis V, tu regrettes pas trop d’avoir manqué le show de Roch Voisine avec maman?
V : (regardant maman, avec un sourire en coin) Ben tu sais, je pense que j’aimerais encore mieux assister à un match de hockey que d’aller voir Roch Voisine…
Papa : Ah ben la prochaine fois, je t’amènerai à la place de ton frère
Frère : ben là, come on!, elle aime même pas ça!
Maman : (Qui cherche la vengeance) Pis si t’amènes ta fille, faudra que t’amène ta femme aussi!
Frère : Argh! C’est correct de gaspiller un billet de temps en temps, mais quand même, gaspilles-en pas deux!!!


*****

Un autre mois passe.

Le téléphone sonne.

Papa : V, je t’appelles du Centre Bell, je suis avec maman, ça te tente de venir souper au resto avec nous après?

V : Oui, d’accord… mais là, c’était pas moi que tu devais amener voir un match?

Papa : Ah! je t’ai pas oublié, je vais avoir des billets dans une loge pour un match des séries éliminatoires!

V : Ah! c’est ben cool! (eheh maudit que mon frère va manger ses bas!)

*****

Msn

Lui dit (12:55) :
pis? tu vas tu à game?
Mlle V dit (12:56) :
non, justement j’étais au tel avec mon père
Mlle V dit (12:56) :
cette fois-ci, il amène ma mère
Lui dit (12:57) :
ahah sucker
Mlle V dit (12:57) :
mais il m’a promis des billets dans une loge, dans les séries éliminatoires
Lui dit (12:57) :
what?!?
Mlle V dit (12:57) :
:)
Lui dit (12:58) :
t’sais qu’il serait temps que tu me présentes ton père

*****
à suivre