Du temps retrouvé

Ma semaine super chargée vient de se libérer d’un trou de 2 heures et demi.  Suite à un bris extérieur, les bureaux sont évacuées et fermés jusqu’à demain matin.  Allez, rentrez chez vous…

J’aurais PLEIN de trucs à faire.  Mais une amie qui a fait des cours de psycho vient de m’expliquer que  lorsqu’on a du temps libre qui arrive de manière imprévue dans une semaine chargée, la dernière chose à faire c’est de vouloir le rentabiliser à tout prix.  Faut juste en profiter pendant que ça passe.  Se faire plaisir.  Elle donne de bons conseils hein?  On va essayer ça…

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Miroir, miroir…

« I have a total confidence in what I am doing because I have none in what I am. My feminity is eaten up by the rats. »

Qu’on le veuille ou non, c’est un fait établi en psychologie qu’on ne peut se définir qu’à partir du regard de l’autre. Notre perception de nous même, négative ou positive, ne peut que se construire et se mesurer à la lumière de notre rapport à l’autre, un peu comme nous avons besoin d’un miroir pour connaître les traits de notre visage. Sans les autres, tout concept identitaire fout le camp.

L’idée, donc, c’est de savoir choisir les miroirs qui nous entourent. Et je réalise que mes talents restent limités quand vient le temps de choisir les miroirs amoureux. J’en ai flushé un définitivement la nuit dernière. Je devrais être fière de moi, mais le cœur n’y est pas.

Dans le regard des autres

Dans le cadre de mon travail, je reçois souvent des livres. La plupart du temps, ils sont liés aux arts visuels, mais de temps en temps, ça n’a aucun rapport, comme un traité économique sur les villes à l’ère des nouvelles technologies (reçu ce matin, classé fillière 13) ou encore un ouvrage de logique axiomatique, traduction d’un texte du XIVe siècle (who really cares?). La semaine dernière, j’ai reçu un livre sur la psychologie de la communication. Je l’ai tout d’abord feuilleté par conscience professionnelle, puis, rapidement, par intérêt. Plein de choses fascinantes là-dedans.

La citation suivante m’a accroché.

« Our sense of identity comes from the way we interact with other people. Are we smart or stupid, attractive or ugly, skilful or inept? The answer to these questions don’t come from looking in the mirror. We decide who we are based on how others react to us. »*

Ça m’a presque choqué au début, puis, au fil des exemples et à la réflexion, je crois que c’est vrai. Qu’on le veuille ou non, nous nous définnissons à travers le regard des autres. Le regard de nos parents lorsqu’on est enfant, celui de nos amis, de nos professeurs, de l’employeur, celui du sexe opposé. Privés de ces regards, c’est le doute devant le miroir qui commence.

*Looking out, looking in, Ronald B. Adler et Neil Towne